Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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Sur la plage, des pavés...

Publié le mercredi 23 juillet 2008

C’est une excellente lecture de vacance que nous propose ici Richard Dawkins.

Un pavé pour la plage, plein d’humour comme il se doit (l’auteur est anglais), qui vous offre un véritable “pèlerinage”, en remontant dans le temps à la rencontre de nos ancêtres, chacun d’entre eux ayant une histoire à conter ou un message à délivrer. Une belle façon de réfléchir à l’histoire du vivant, de comprendre les mécanismes de l’évolution, et de s’émerveiller encore et encore sur cette histoire finalement invraisemblable, mais si belle, et bien réelle, qui a permis que nous soyons là aujourd’hui, à nous poser ce genre de questions “qui sommes nous ?”, “D’où venons nous ?” etc.

La plus grande qualité des érudits, dont Richard Dawkins est indubitablement, est de savoir ouvrir à un large public les portes du savoir, l’air de rien, sans prétention ni pédanterie. Dans ce genre, cet ouvrage volumineux, mais lumineux, est un sommet.

Et si vous êtes devenu “accro” à l’évolution, après avoir lu ce livre, n’hésitez pas alors à vous jeter sur “La structure de la théorie de l’évolution” de Stephen Jay Gould (Darwinien non orthodoxe, alors qu’on a souvent collé l’étiquette d’ultradarwinien à Richard Dawkins). Ce deuxième ouvrage est certes plus académique, encore plus volumineux que le premier, mais on y retrouve le style caractéristique de Stephen Jay Gould, d’une rare élégance et d’une qualité littéraire unique dans le monde des publications scientifiques. Après cela, l’évolution du vivant n’aura décidément plus de secret pour vous (en tout cas pas plus qu’il n’en a pour les meilleurs spécialistes).

Bonnes lectures, et bonnes vacances !

Des plantes, de l'oxygène, et des hommes

Publié le mardi 1 juillet 2008

Comme la plupart des personnes sensées et cultivées, vous pensez sans doute que l'oxygène est indispensable à la vie. Et qu'il va de soit que s'il est présent dans l'atmosphère terrestre, c'est grâce à l'action des plantes. Ces dernières, à l'aide d'organites photo-synthétiques qu'elles renferment dans leurs cellules (les chloroplastes), captent l'énergie des photons envoyés par le soleil pour fabriquer des molécules organiques complexes, à partir du CO2 atmosphérique. L'oxygène n'est donc qu'un sous-produit, un déchet, dont les plantes se débarrassent dans l'atmosphère, pour le grand bonheur de toutes les autres formes de vie.

Tout ceci est vrai. Enfin presque.

Sauf que la vie est apparue sur terre dans une atmosphère dite « réductrice », c'est à dire composée essentiellement de gaz carbonique et de méthane, et totalement dépourvue d'oxygène libre. Et pendant des milliards d'années, la vie (certes, à l'époque, uniquement bactérienne) s'en est parfaitement accommodée. D'ailleurs, quand l'évolution, dans sa grandeur et sa fantaisie, s'est mise à « inventer » des cellules (des bactéries photo-synthétiques, ancêtres direct des chloroplastes des plantes vertes) dotées de propriétés photo-synthétiques et que le taux d'oxygène atmosphérique s'est mis à grimper, celui ci à d'abord été un poison violent, et probablement la cause d'une crise d'extinction majeure. Ce n'est qu'ensuite que les autres organismes ont appris à le tolérer, puis à en dépendre.

Mais il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui l'oxygène est indispensable à toutes les espèces animales, dont l'homme.

Et maintenant, pourquoi y a-t-il de l'oxygène dans l'atmosphère ? Car si les plantes, durant leur croissance, en libèrent après avoir séparé les atomes d'oxygène des atomes de carbone, leur décomposition, après leur mort, en capte autant, tout en libérant du CO2. Normalement, le bilan devrait être neutre et il ne devrait pas y avoir plus d'oxygène libre aujourd'hui qu'il n'y en avait au début de l'Archéen.

Mais c'est là que ça devient intéressant : S'il y a de l'oxygène, c'est que la boucle n'est pas bouclée. Certaines plantes, ou certains micro-organismes photo-synthétiques échappent à la décomposition aérobie, et fossilisent ou sont décomposés dans le sol, à l'abri de l'air, suite à des éboulements, des glissements de terrain, ou une sédimentation rapide dans les océans. C'est de là que viennent les hydrocarbures fossiles, pétrole, charbon ou gaz. En les brûlant aujourd'hui dans les moteurs de nos voitures, ou dans nos chaudières, nous aidons, en quelque sorte, la nature à "boucler la boucle". Mais à nos risques et périls...

(D'où l'intérêt, même quand on s'intéresse d'abord à l'avenir du genre humain, de lire des ouvrages de paléontologie, de ceux qui traitent d'un passé profond, mais pas si déconnecté de notre monde actuel qu'il n'en a l'air... Entre autres, je vous recommande le volumineux, mais lumineux, ouvrage de Richard Dawkins : "Il était une fois nos ancêtres")

Que retenir en fin de compte de tout cela ? Premièrement, que rien n'est déterminé, tout est affaire de choix. Deuxièmement, que la vie est solide, et ses capacités d'adaptation quasi illimitées. Mais l'humanité est fragile. L'espèce menacée, c'est elle. C'est pour elle qu'il faut se mobiliser aujourd'hui, à travers la sauvegarde indispensable de la biosphère et de la diversité du vivant.

16 ans déjà... Et hélas toujours d’actualité

Publié le vendredi 27 juin 2008

Severn Cullis-Suzuki est maintenant une jeune femme de 29 ans, active et toujours engagée dans le combat pour l’écologie. En 1992, alors une petite fille de 12 ans, elle s’est rendue avec ses camarades de classe au sommet de la Terre à Rio, ou elle à interpelé les délégués à la tribune.

Son discours, particulièrement émouvant, reste hélas pleinement d’actualité. Il nous bouleverse aujourd’hui, comme il a bouleversé à l’époque les participants au sommet.

Comment se peut-il que si peu ait été accompli depuis ?

Vous pouvez voir la vidéo de son discours en cliquant ici...

Et pour en savoir plus : Voir la page consacrée à Severn Cullis-Suzuki sur Wikipedia

Rencontres animal et société : il faut reconnaître le caractère sensible de l'animal sauvage

Publié le mardi 3 juin 2008

La consultation internet sur les rapports officiels des groupes de travail des Rencontres « Animal et société » débute aujourd'hui.

L'occasion pour la Ligue ROC de rappeler que l'animal sauvage est un être sensible.

La loi de 1976 sur la protection de la nature a reconnu le caractère sensible de l'animal mais en a restreint le champ d'application aux animaux ayant un propriétaire… excluant de fait les animaux sauvages.

Depuis, la science n'a cessé de mettre en évidence de façon toujours plus précise la réalité de la sensibilité des vertébrés et même de beaucoup d'invertébrés (poulpes par exemple).*
La société, elle, aspire à une prise en compte éthique et respectueuse de l'animal.

Alors que penser des conclusions des Rencontres du point de vue de l'animal sauvage** ?

Il faut saluer la proposition numéro 6 du groupe 1 visant à soutenir la création de lieux d'accueil d'animaux de la faune sauvage trouvés ou saisis. Les conditions actuelles d'accueil sont en effet indignes de notre pays malgré les efforts des centres de soins qui font un travail remarquable mais qu'il faut soutenir et développer.

Il faut par contre déplorer les insuffisantes avancées sur le régime juridique puisque le groupe 1 n'a pu aboutir à une position consensuelle. Ce sujet est certes complexe mais il est au cœur de la problématique, et la complexité ne peut être une incitation à ne pas faire.

Pour la Ligue ROC, il faut dépasser le fossé entre protection des espèces et prise en compte des individus.
Est-il par exemple logique que la loutre soit une espèce protégée mais qu'une personne en recueillant un individu blessé ait toutes les peines du monde à trouver un lieu de soins et d'accueils ?
Enfin, n'est-il pas tout simplement naturel que la prise en compte de la biodiversité tienne compte des populations mais aussi des individus, la biodiversité étant aussi diversité génétique ?

Le caractère sensible de l'animal que reconnaît le Code Rural pour l'animal domestique doit figurer dans le Code de l'Environnement pour l'animal sauvage. La Ligue ROC espère que le Gouvernement se saisira de ce sujet pour le faire aboutir.

Pour participer à la consultation publique et donner votre avis, vous pouvez vous rendre sur le site officiel des rencontres http://www.animaletsociete.com et cliquer sur l’onglet "Consultation publique".

Attention : Les consultations seront closes le 15 juin.

(*) Pour en savoir plus : www.roc.asso.fr/animal-sensible/
(**) Les Rencontres ont surtout traité de l'animal domestique (de compagnie, d'élevage…) mais FNE, notamment, qui siégeait en groupe 1 a porté la voix de l'animal sauvage.

Natural Capitalism : Comment réconcilier économie et environnement

Publié le mardi 27 mai 2008

C’est une lacune bizarre qui vient d’être enfin réparée. Le livre “Natural Capitalism”, co-écrit par Paul Hawken, Amory Lovins et Hunter Lovins était traduit dans 22 langues, mais pas en français. Allez chercher pourquoi …

Désormais, même si la langue de Shakespeare vous rebute quelque peu, vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas découvrir ce livre, l’un des plus inspirants de ces dix dernières années. Il offre aux entrepreneurs une vision stratégique et de véritables perspectives pour préparer la prochaine révolution industrielle et réconcilier économie et environnement.

Publié chez Scali, Natural Capitalism sera disponible dès le 5 juin chez votre libraire.

A propos des auteurs :

Paul Hawken est environnementaliste, entrepreneur, journaliste, auteur à succès, artisan et promoteur de la réforme de l’entreprise en matière de pratiques écologiques. Son livre Natural Capitalism: Creating the Next Industrial Revolution a été lu et recommandé par de nombreux chefs d’état, notamment par l’ancien président américain Bill Clinton qui le considérait comme l’un des cinq plus importants livres de notre époque. Il est auteur et co-auteur de douzaines d’articles et de six livres, dont The Next Economy, Growing a Business, et du livre à succès The Ecology of Commerce. Les livres de Paul, qui ont été publiés dans plus de 50 pays et dans 27 langues, se sont vendus en plus de deux millions d’exemplaires. Amory Lovins est considéré, au même titre que Paul Hawken, comme l’un des écrivains les plus visionnaires sur les théories liant économie et environnement.

Je ne veux pas une planète minable

Publié le jeudi 22 mai 2008

Quand je serai grand, je veux une planète vivable,
Pour mes enfants et les enfants de mes enfants.

La pollution est épouvantable,
alors que la rose est adorable.

Je veux des énergies renouvelables,
je veux des objets recyclables,
j'achèterai des produits équitables.

Ensemble, nous ferons un climat stable,
dans les rivières, l'eau sera buvable,
la nature sera, pour les animaux, vivable,
et la forêt sera agréable.

Tout ceci n'est pas qu'envisageable,
mais c'est réalisable.
Des idées, j'en ai plein mon cartable,
alors, qu'attendons nous, que diable !

Ah oui vraiment, vive le développement durable,
avec lui, la vie sera formidable.

Gabriel, 10 ans

Devenir plastique pour évoluer (mais pas synthétique pour autant …)

Publié le mercredi 7 mai 2008

"La force de l’habitude empêche de réfléchir..."

"C’est alors que je me suis mise à penser à l’évolution, l’adaptabilité et évidemment à la plasticité des neurones, me disant que nous devrions nous inspirer plus souvent de la nature pour peut-être nous adapter un peu mieux à tout ce qui nous arrive. Mon nouveau credo désormais face à chaque difficulté que je rencontre : trouver, non seulement un moyen de m’adapter, mais aussi et surtout en tirer quelque chose de meilleur encore. Pour innover, je dois prendre le temps d’imaginer le différent, l’improbable et l’inconnu afin de pouvoir m’inventer chaque jour une manière positive de voir les choses et de trouver des solutions."

"Pensez ! ou on le fera pour vous..."

Aller, j'arrête là. Lisez le dernier édito de Fred sur sa lettre : Il vaut son pesant de ... Ce que vous voulez ! (En forme, la Fred ! ;-) )

http://www.info-veille-biotech.com/index.php?lettre=117

L’économie du prochain siècle, ou l’inversion des raretés

Publié le mardi 6 mai 2008

Une note publiée sur le site Inspire..., que je reprends ici :

L’inversion des raretés est un des piliers qui fonde la réflexion d’Inspire… (Voir notamment notre dossier de présentation ou notre communiqué de presse), et nos actions se veulent une contribution active à l’élaboration d’un scénario de réponse cohérent.

Sur l’inversion des raretés, ce texte brillant de Dominique Dron fait bien sûr partie de nos références. Considérant qu’il mérite bien mieux qu’une simple note de bas de page, nous vous le signalons aujourd’hui, en espérant qu’il vous inspirera, comme il nous a inspiré.

Voici quelques extraits issus de sa conclusion, pour vous donner envie d’en lire plus :

“Trois évolutions apparaissent fondamentales. En premier lieu, la coopération pour la survie. Depuis la dislocation de l’Empire soviétique, le modèle de la concurrence de tous avec tous, dans tous les domaines et sur tous les sujets, apparaît comme le seul mode de relation possible entre sociétés, à l’intérieur des sociétés, voire entre individus. C’est oublier un peu vite une loi des sociétés animales et plus largement des êtres vivants : des espaces de coopération sont indispensables à la survie individuelle et à la reproduction de l’espèce. Le modèle de la concurrence n’est pas le seul. Il serait dangereux qu’il le devienne, et fasse oublier ces autres systèmes (coopératives, mutuelles, entreprises familiales), tout aussi légitimes, qui font la part de la compétition et du lien, de l’engagement et du collectif.

Il est urgent de redéfinir la part de la coopération, comme mode de relation entre une activité économique et ses parties prenantes, et celle de la compétition, la part du collectif et celle de la concurrence, sous peine d’affrontements qui ne resteront pas qu’économiques.

En second lieu, l’affirmation d’une politique européenne, volontariste, axée d’abord sur la robustesse et l’anticipation climatique, énergétique et sociétale . L’Europe a beaucoup d’arguments pour réussir la prochaine révolution économique, celle qui va faire de la production du milieu de vie humain et de la restauration de ses conditions vitales la première activité industrielle. Prendre conscience de ces enjeux politiques et sociaux, plus qu’économiques, est un bon moyen de dépasser les forces centrifuges aujourd’hui déchaînées.

Enfin, l’intégration du long terme dans les comptes des acteurs économiques, au moyen d’une comptabilisation extensive de leurs externalités. L’activité économique doit être mesurée dans tous ses effets, positifs et négatifs, dans la totalité de leur périmètre, bien au-delà du seul processus de production et de vente.

C’est aussi par là que l’entreprise se réconciliera avec ses territoires, son milieu et sa responsabilité.

L’enjeu d’une économie robuste, c’est-à-dire construite à temps, n’est pas l’arrêt du développement, ni le recul de l’activité ou de la création de valeur. Il s’agit au contraire de préparer l’économie de la qualité de la vie au sens aigu du terme, l’économie du bien-être et des opportunités de satisfaction pour le plus grand nombre. Il s’agit de réussir un défi inédit de ce siècle ; la production du monde, qui substitue là où c’est possible les effets du génie humain à des gratuités de la nature épuisées, disparues, ou menaçantes, et les épargne ou les restaure là où c’est la seule issue. Enfin, il s’agit, à travers la tenue des territoires, la force du lien et de l’engagement, la primauté de la société sur l’économie, de remplacer la mesure omniprésente du prix par la mesure naissante de la qualité de la vie. Il en va non seulement de la richesse, mais aussi de la paix du monde.”

Pour lire ce texte dans son intégralité, rendez-vous ici !

Objectif 2010

Publié le jeudi 20 mars 2008

Une animation à voir pour découvrir et comprendre l'objectif 2010 pour la biodiversité

La biodiversité est un patrimoine essentiel pour l’ensemble de l’humanité. La protéger est un enjeu vital, et sans doute le plus urgent, le plus noble et le plus beau des défis que l’humanité de ce début de XXIe siècle se doit de relever.

Pour vous en convaincre, une vidéo, remarquable, à visionner à cette adresse :

http://www.unep.org/newscentre/animations/cbd_web_french.swf

Un entretien avec Jane Goodall

Publié le samedi 1 mars 2008

Décidément une grande dame. Un engagement exceptionnel, une vie consacrée au respect du vivant.

A lire, tant qu'il est tant, sur le site du journal "Le Monde".

Lancement de la Fondation Scientifique de la Biodiversité

Publié le mardi 26 février 2008

Le MEDAD et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche on annoncé le lancement la nouvelle Fondation scientifique pour la Biodiversité ce Mardi 26 février 2008 au Muséum national d’Histoire naturelle.Les objectifs de la Fondation créée visent à valoriser les enjeux de la biodiversité.

Premier outil opérationnel du Grenelle Environnement, la Fondation réunira organismes publics de recherche, ONG environnementales et entreprises, pour relever les défis de la biodiversité.

Elle assurera à la fois une fonction de coordination de la recherche mais aussi une mission d’information du grand public sur l’enjeu majeur que représente pour nous la réservation de la biodiversité

Cette fondation est formée par la fusion de l’Institut Français de la Biodiversité et du Bureau des Ressources Génétiques.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le dossier de presse.

Voir aussi la réaction de la Ligue ROC ici.

Inspire... est en ligne

Publié le mardi 19 février 2008

Voilà qui explique en partie pourquoi je publie moins sur ce blog depuis quelques jours... ;-)

Je vous laisse découvrir : www.inspire-bio.org en espérant qu'il vous... inspire !

Un nouveau rendez-vous sur la toile

Publié le mercredi 13 février 2008

Biodiversité 2007 a bien rempli sa mission. Il a été un catalyseur de la mobilisation en faveur de la biodiversité, en tant qu'enjeu majeur pour l'avenir de l'humanité. Il reste en ligne, ne serait-ce que pour la richesse des archives qu'il contient désormais (plus de 200 articles, et 4 fois plus de brèves). L'action continue, et le relais est maintenant assuré par le nouveau site Biodiversité 2012. Les échéances ne manquent pas, pour lesquelles il ne faudra pas baisser la garde : Le suivi des engagements pris lors du Grenelle, l'objectif 2010 de l'Union européenne et de la Stratégie nationale de la biodiversité, et enfin les échéances électorales de 2012.

Ce nouveau site se veut encore plus réactif et plus dynamique que ne l'était Biodiversité 2007. Il vous proposera une information constamment actualisée sur les savoirs indispensables et sur l'action.

De la fenêtre du premier étage...

Publié le samedi 9 février 2008

... j'ai une vue plongeante sur le jardin. Une belle journée ensoleillée, l'amandier commence à fleurir. Des mangeoires et un abreuvoir, ainsi qu'un nichoir, accueillent les petits oiseaux, qui se régalent des graines de tournesol, des cacahouètes et des boules de graisse mises à leur disposition, ainsi que des fleurs d'amandier en boutons. Un peu plus tôt dans l'année, ce sont les baies du pyracantha voisin qui font leurs délices.

Le notre fut de contempler tous ces gourmands de passage, sans bouger, un livre sur les genoux pour les identifier. Mésanges bleues, mésanges charbonnières, mésanges huppées, fauvettes, pinsons, rouge-gorges, rossignols, grives, bergeronnette, mésanges à longue queue, pouillots, gobes-mouches... Ils étaient parfois plus de dix à être posés en même temps sur les quelques arbres que nous avions sous les yeux. Parfois deux ou trois sur la même mangeoire. De passage, un peu plus loin, quelques pies, corneilles et canards colvert. J'espère n'avoir oublié personne.

Les abeilles profitent de celle belle journée pour un vol de propreté, et peut être aussi pour grappiller quelques pollens sur l'amandier. Les bourdons, précoces, volent déjà à la recherche de petites cavités pour installer leur nid. Bientôt, ce seront les osmies qui bourdonnerons près des canisses laissées à leur disposition pour y pondre.

Plus tard dans l'année, papillons, scarabées et geckos, pour ne citer qu'eux, les rejoindrons pour notre plus grand plaisir. Car même en ville, la cohorte du vivant, furtive et discrète, est bien présente si on sait se donner le temps de l'apprécier.

Grand bien nous fasse !

Inspire...

Publié le jeudi 7 février 2008

www.inspire-bio.org

A suivre... ;-)

Et à découvrir, ou redécouvrir :

www.objectif-biodiversite.org