Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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Natural Capitalism : Comment réconcilier économie et environnement

Publié le mardi 27 mai 2008

C’est une lacune bizarre qui vient d’être enfin réparée. Le livre “Natural Capitalism”, co-écrit par Paul Hawken, Amory Lovins et Hunter Lovins était traduit dans 22 langues, mais pas en français. Allez chercher pourquoi …

Désormais, même si la langue de Shakespeare vous rebute quelque peu, vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas découvrir ce livre, l’un des plus inspirants de ces dix dernières années. Il offre aux entrepreneurs une vision stratégique et de véritables perspectives pour préparer la prochaine révolution industrielle et réconcilier économie et environnement.

Publié chez Scali, Natural Capitalism sera disponible dès le 5 juin chez votre libraire.

A propos des auteurs :

Paul Hawken est environnementaliste, entrepreneur, journaliste, auteur à succès, artisan et promoteur de la réforme de l’entreprise en matière de pratiques écologiques. Son livre Natural Capitalism: Creating the Next Industrial Revolution a été lu et recommandé par de nombreux chefs d’état, notamment par l’ancien président américain Bill Clinton qui le considérait comme l’un des cinq plus importants livres de notre époque. Il est auteur et co-auteur de douzaines d’articles et de six livres, dont The Next Economy, Growing a Business, et du livre à succès The Ecology of Commerce. Les livres de Paul, qui ont été publiés dans plus de 50 pays et dans 27 langues, se sont vendus en plus de deux millions d’exemplaires. Amory Lovins est considéré, au même titre que Paul Hawken, comme l’un des écrivains les plus visionnaires sur les théories liant économie et environnement.

Je ne veux pas une planète minable

Publié le jeudi 22 mai 2008

Quand je serai grand, je veux une planète vivable,
Pour mes enfants et les enfants de mes enfants.

La pollution est épouvantable,
alors que la rose est adorable.

Je veux des énergies renouvelables,
je veux des objets recyclables,
j'achèterai des produits équitables.

Ensemble, nous ferons un climat stable,
dans les rivières, l'eau sera buvable,
la nature sera, pour les animaux, vivable,
et la forêt sera agréable.

Tout ceci n'est pas qu'envisageable,
mais c'est réalisable.
Des idées, j'en ai plein mon cartable,
alors, qu'attendons nous, que diable !

Ah oui vraiment, vive le développement durable,
avec lui, la vie sera formidable.

Gabriel, 10 ans

Devenir plastique pour évoluer (mais pas synthétique pour autant …)

Publié le mercredi 7 mai 2008

"La force de l’habitude empêche de réfléchir..."

"C’est alors que je me suis mise à penser à l’évolution, l’adaptabilité et évidemment à la plasticité des neurones, me disant que nous devrions nous inspirer plus souvent de la nature pour peut-être nous adapter un peu mieux à tout ce qui nous arrive. Mon nouveau credo désormais face à chaque difficulté que je rencontre : trouver, non seulement un moyen de m’adapter, mais aussi et surtout en tirer quelque chose de meilleur encore. Pour innover, je dois prendre le temps d’imaginer le différent, l’improbable et l’inconnu afin de pouvoir m’inventer chaque jour une manière positive de voir les choses et de trouver des solutions."

"Pensez ! ou on le fera pour vous..."

Aller, j'arrête là. Lisez le dernier édito de Fred sur sa lettre : Il vaut son pesant de ... Ce que vous voulez ! (En forme, la Fred ! ;-) )

http://www.info-veille-biotech.com/index.php?lettre=117

L’économie du prochain siècle, ou l’inversion des raretés

Publié le mardi 6 mai 2008

Une note publiée sur le site Inspire..., que je reprends ici :

L’inversion des raretés est un des piliers qui fonde la réflexion d’Inspire… (Voir notamment notre dossier de présentation ou notre communiqué de presse), et nos actions se veulent une contribution active à l’élaboration d’un scénario de réponse cohérent.

Sur l’inversion des raretés, ce texte brillant de Dominique Dron fait bien sûr partie de nos références. Considérant qu’il mérite bien mieux qu’une simple note de bas de page, nous vous le signalons aujourd’hui, en espérant qu’il vous inspirera, comme il nous a inspiré.

Voici quelques extraits issus de sa conclusion, pour vous donner envie d’en lire plus :

“Trois évolutions apparaissent fondamentales. En premier lieu, la coopération pour la survie. Depuis la dislocation de l’Empire soviétique, le modèle de la concurrence de tous avec tous, dans tous les domaines et sur tous les sujets, apparaît comme le seul mode de relation possible entre sociétés, à l’intérieur des sociétés, voire entre individus. C’est oublier un peu vite une loi des sociétés animales et plus largement des êtres vivants : des espaces de coopération sont indispensables à la survie individuelle et à la reproduction de l’espèce. Le modèle de la concurrence n’est pas le seul. Il serait dangereux qu’il le devienne, et fasse oublier ces autres systèmes (coopératives, mutuelles, entreprises familiales), tout aussi légitimes, qui font la part de la compétition et du lien, de l’engagement et du collectif.

Il est urgent de redéfinir la part de la coopération, comme mode de relation entre une activité économique et ses parties prenantes, et celle de la compétition, la part du collectif et celle de la concurrence, sous peine d’affrontements qui ne resteront pas qu’économiques.

En second lieu, l’affirmation d’une politique européenne, volontariste, axée d’abord sur la robustesse et l’anticipation climatique, énergétique et sociétale . L’Europe a beaucoup d’arguments pour réussir la prochaine révolution économique, celle qui va faire de la production du milieu de vie humain et de la restauration de ses conditions vitales la première activité industrielle. Prendre conscience de ces enjeux politiques et sociaux, plus qu’économiques, est un bon moyen de dépasser les forces centrifuges aujourd’hui déchaînées.

Enfin, l’intégration du long terme dans les comptes des acteurs économiques, au moyen d’une comptabilisation extensive de leurs externalités. L’activité économique doit être mesurée dans tous ses effets, positifs et négatifs, dans la totalité de leur périmètre, bien au-delà du seul processus de production et de vente.

C’est aussi par là que l’entreprise se réconciliera avec ses territoires, son milieu et sa responsabilité.

L’enjeu d’une économie robuste, c’est-à-dire construite à temps, n’est pas l’arrêt du développement, ni le recul de l’activité ou de la création de valeur. Il s’agit au contraire de préparer l’économie de la qualité de la vie au sens aigu du terme, l’économie du bien-être et des opportunités de satisfaction pour le plus grand nombre. Il s’agit de réussir un défi inédit de ce siècle ; la production du monde, qui substitue là où c’est possible les effets du génie humain à des gratuités de la nature épuisées, disparues, ou menaçantes, et les épargne ou les restaure là où c’est la seule issue. Enfin, il s’agit, à travers la tenue des territoires, la force du lien et de l’engagement, la primauté de la société sur l’économie, de remplacer la mesure omniprésente du prix par la mesure naissante de la qualité de la vie. Il en va non seulement de la richesse, mais aussi de la paix du monde.”

Pour lire ce texte dans son intégralité, rendez-vous ici !