Je reprend cette note directement du blog "Le cycliste de Marseille". En espérant que cette voix là sera comprise et entendue. Je précise que je me déplace tous les jours à vélo, que mon vélo est strictement conforme à la réglementation, de même que mon comportement. Je porte toujours un casque, de même qu'un gilet réflechissant. Mais quand je dit "toujours", c'est vrai pour les grands trajets. Mais pour aller poster une lettre, acheter du pain, ....
Rendre le casque obligatoire serait une aberration, qui ne ferait que détourner quelques cyclistes occasionnels vers la voiture, et ne changerait rien pour les cyclistes quotidiens et expérimentés.
En résumé : Conseiller fortement le port du casque (et de vêtements réflechissants, baudrier ou gilet), avec une communication adaptée à la clé, oui. Le rendre obligatoire, non.
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A la mi-janvier le prochain Comité Interministériel Sécurité Routière va "examiner de manière approfondie" une proposition visant à interdire de se déplacer à vélo sans casque.
Nous pensons que cette mesure serait totalement contre-productive, non seulement pour le développement des déplacements à vélo mais surtout en terme de santé publique. Pour plus de détails consulter le dossier très complet de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (Fubicy). N'hésitez pas à intervenir auprès de vos élus sur ce sujet.
Les véritables mesures efficaces pour améliorer la sécurité de tous, pas seulement des cyclistes, sont pourtant connues: Réduction de la vitesse automobile, aménagements cyclables systématiques...
Mais les propositions de réductions de vitesse automobile, à l'efficacité reconnue en terme de sécurité routière, sont régulièrement abandonnées sous la pression du lobby automobile. Certains élus, comme le député de Marseille Guy Teissier, allant même jusqu'à déposer un projet de loi tendant à réduire "l'injustice" frappant les petits excès de vitesse.
L'obligation du port du casque à vélo ne serait donc qu'un écran de fumée pour cacher l'absence d'une véritable politique de promotion des déplacements à vélo.
Il est vrai qu'il est plus facile de faire un coup médiatique et donner un coup de main aux fabriquants de casques que de mettre en oeuvre une politique volontariste de développement des déplacements à vélo.
Depuis plus de 4 ans dort au fond d'un tiroir ministériel le rapport de la députée du Calvados, Brigitte Lebrethon, qui formulait toute une série de proposition en faveur des déplacements à vélo et de la sécurité des cyclistes...
L'obligation du port du casque ne figurait pas dans ses propositions, l'obligation de construire des aménagements cyclables, en revanche, y était mise en avant.