Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Barack Obama, l'histoire et la question raciale aux Etats-Unis

Publié le vendredi 21 mars 2008

Barack Obama a réagi cette semaine, après les propos extrêmes et à teneur raciste tenus par le pasteur qui l'a marié et qui a baptisé ses enfants, et dont il reste malgré tout un proche. La solution de facilité aurait été de rompre tous lien avec son pasteur, et de passer à autre chose. Il a choisi une voie plus étroite, plus risquée aussi, qui consiste à confirmer sa proximité personnelle et spirituelle avec le révérend Wright, tout en dénonçant et en désapprouvant ses propos. Mais il n'en est pas resté là. Décidé à crever l'abcès d'une "question raciale" qui risque de pourrir sa campagne jusqu'au bout, il a prononcé, lundi dernier, le meilleur discours jamais tenu sur le sujet par un homme politique américain, de quelque bord qu'il soit.

Sans nier les problèmes, sans renvoyer à l'oubli un passé chargé, toujours à fleur de peau (il cite d'ailleurs Faulkner : "Le passé n'est pas mort et enterré, en fait, il n'est même pas le passé"), il pose les problèmes, les éclaire d'un jour nouveau, et surtout les met en perspective des nouveaux défis qui s'adressent aujourd'hui aux Etats-Unis et, de fait, au Monde entier.

La crise économique n'est pas un problème de noir, de blanc, ou de métis. Pas moins ne le sont le bouleversement climatique, la guerre, la faim ou les désordres sociaux. Le défi est d'une ampleur sans précédent, et mérite qu'émerge une nouvelle conscience collective, une mobilisation générale, une nouvelle solidarité. Le relever nécessite de se mobiliser ensemble. La question, soulevée dans le cadre d'une campagne électorale américaine, est d'une portée qui dépasse largement les frontières de ce pays. Face à la pénurie d'eau, à l'avancée des déserts, Israéliens et Palestiniens (pour ne prendre que cet exemple, mais il y en a tant d'autres) devraient s'en souvenir, et rejoindre les quelques pionniers, ingénieurs, écologues et techniciens qui collaborent déjà ensemble sur ces questions.

Quelque soit la suite des événements, le discours de Barack Obama, prononcé à Philadelphie le 18 mars, mérite d'entrer dans l'histoire, afin qu'il puisse nourrir la conscience collective de notre société.

Il mériterait aussi une traduction en français.

En attendant, rien n'empêche les professeurs d'anglais des collèges et lycées de le travailler en classe avec leurs élèves.

Ce discours peut être lu, et visionné, à cette adresse :

http://www.barackobama.com/2008/03/18/remarks_of_senator_barack_obam_53.php

L'ONU contre les droits de l'homme : Une tribune et un appel de la LICRA

Publié le lundi 3 mars 2008

L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée.

A Durban, en Afrique du sud, s’est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations Unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d’avocat. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique » et « mort à Israël » ; et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa « Commission des droits de l’Homme », l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau « Conseil des Droits de l’Homme » (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer : c’est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l’élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d’une nouvelle et très particulière Déclaration des droits de l’homme, la mise à mort de l’universalité des droits.

Pour lire la suite de la tribune, voir la liste des signataires et signer : Cliquez ici !