Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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Bling bling...

Publié le mercredi 18 février 2009

Qu'est-ce qu'une vie réussie ? Certains ont leur idée. Jacques Seguela, lui, a une idée très précise de la question :

"Comment peut-on reprocher à un président d'avoir une Rolex ? Une Rolex... enfin, mais tout le monde à une Rolex ! Si, à 50 ans, on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie."

En dehors de l'aspect quantitatif - nous serions nombreux à avoir raté ainsi notre vie - il reste possible de s'interroger sur la pertinence du critère...

Faut-il installer un délit de grande bêtise ? Avec une amende forfaitaire et l'obligation de suivre un stage en cas de récidive ? Ce serait peut être un bon moyen de financer la relance. Mais n'y pensons plus. C'est peine perdue... J'aurais tant aimé en rire. Mais je n'y parviens pas.

Green New Deal : Un défi à relever. Nous le devons. Nous le pouvons !

Publié le mardi 17 février 2009

Un communiqué de presse de la Ligue ROC

Alors que le PNUE tient son Conseil d'Administration et préconise un « Green new deal », la Ligue ROC, présente à Nairobi, affirme que la relance, plus que nécessaire, offre l'opportunité de considérer enfin la biodiversité pour ce qu'elle est vraiment : le socle indispensable du développement, de l'économie, de l'emploi et donc du bien-être humain dans le présent et le futur.

A condition de ne pas choisir entre le vivant et l'économie, entre la sauvegarde de l'environnement et la création d'emplois, mais de savoir saisir l'occasion offerte d'amorcer le nécessaire virage stratégique vers une économie plus sobre en ressources naturelles et davantage pourvoyeuse d'emplois.

Si "relance" voulait dire plus de consommation de ressources, plus d'émissions de CO2, plus de pollutions, de déchets, de barrières écologiques, de milieux naturels détruits et d'espèces sacrifiées, ce serait saper les bases du développement, qui ne serait alors plus durable, et préparer un autre crise, plus grave, plus dure et plus profonde encore.

Si "relance" veut dire investir dans des technologies sobres en énergies et en ressources, améliorer l'efficacité énergétique et optimiser l'usage des bâtiments et infrastructures existantes, encourager les modèles économiques innovants permettant de consommer moins de ressources naturelles, mobiliser des emplois pour une gestion de la biodiversité, pour des activités économiques respectueuses de la biodiversité, ou mieux, mettant en valeur les services écologiques, alors là, oui, nous avancerons vers ce nouveau développement économique et écologique soutenable. L'enjeu n'est plus la croissance du PIB, qui compte création et destruction à la même aune, mais bien la croissance du bien-être humain, dans un monde vivant riche de ses capacités d'évolution et de sa biodiversité.

Il s'agit de faire des choix. Les bons ! Oui, les marchés doivent être orientés, l'économie reconvertie, certains secteurs ayant déjà amorcé un déclin inexorable. Mais d'autres ne demandent qu'à se développer, et créer des emplois par dizaines de milliers : aménager les villes pour les rendre plus durables, les « renaturer », aménager les infrastructures écologiques de demain, notamment à travers la mise en oeuvre de la trame verte et bleue, développer les emplois de l'écologie industrielle, s'inspirer de la nature, par le biomimétisme, et innover durablement.

S'il faut de nouvelles infrastructures, elles devront être conçues et réalisées en respectant les habitats et les continuités écologiques. Cette nouvelle ingénierie, ces nouvelles techniques créeront elles aussi des emplois. L'agriculture doit dès maintenant se préparer au pétrole cher. Elle emploiera plus d'hommes et travaillera avec les écosystèmes, tout en utilisant moins de machines coûteuses et d'intrants, aux effets souvent ravageurs pour les fragiles équilibres des sols.

Les règles comptables publiques doivent prendre en compte l'état des ressources naturelles et des écosystèmes afin d'évaluer de façon plus pertinente les politiques publiques en regard des enjeux du développement durable. Les incitations publiques, dont la fiscalité, seront des instruments incontournables de cette transformation de l'économie. Elle doit progressivement peser plus sur l'énergie, les matières premières et les ressources naturelles, et moins sur le capital et le travail, afin de mobiliser les capitaux vers les innovations et les investissements nécessaires, et favoriser la création d'emplois dans tous les secteurs.

Préparer l'avenir ne signifie pas sacrifier le présent. Allier dans notre réflexion le court et le long terme permet de saisir les véritables opportunités et de redonner confiance aux acteurs économiques, des producteurs aux consommateurs.

Contact presse :
Emmanuel Delannoy - 06 83 55 66 25 - e.delannoy@biodiversite2012.org
Sites Ligue ROC et Biodiversite 2012

Espèce d'espèce

Publié le vendredi 13 février 2009

Juste une note pour vous signaler que le remarquable documentaire "Espèce d'espèce", diffusé lundi dernier à 20h30 sur France 5, sera rediffusé le mardi 17 février à 1:05. Si vous n'êtes pas insomniaques, calez vos magnétoscopes.

Ce documentaire est si bien fait, si pétillant d'intelligence et d'humour qu'on dirait un documentaire de la BBC. Mais non, il est bien de chez nous ! Il reprend l'idée du livre de Richard Dawkins, "A la rencontre de nos ancêtres", en proposant un tonifiant et très éclairant voyage en remontant l'arbre du vivant vers notre ancêtre commun le plus ancien (et qui demeure bien mystérieux), j'ai nommé LUCA (Last Universal Common Ancestor). Solide scientifiquement, présenté avec talent et humour, remarquablement illustré et rythmé, ce documentaire vous propose de découvrir le vivant comme vous ne l'avez jamais vu. La systématique, discipline a priori austère, prend ici un autre sens et une toute nouvelle perspective.

Plus d'info sur le Wiki de France 5 :
http://wiki.france5.fr/index.php/ESPECES_D'ESPECES

"Cette vision de la vie" : de Darwin au développement durable

Publié le jeudi 12 février 2009

« Il y a de la grandeur dans cette vision de la vie, et tandis que notre planète ne cesse, depuis l'origine, de tourner sur son orbite, obéissant à la loi fixe de la gravitation, de très belles et de très merveilleuses formes vivantes, issues d'un commencement tout à fait simple, sont apparues et continuent sans fin d'apparaître par évolution »

Charles Darwin, L'origine des espèces

Il y a 200 ans, ce jeudi 12 février, naissait Charles Darwin, l'auteur d'un des ouvrages fondateurs de la science moderne : "L'origine des espèces". Son oeuvre scientifique nous a légué une nouvelle vision du monde : Celle d'un monde en mouvement, où le changement est la règle, et où les espèces vivantes évoluent sans cesse, descendant toutes, l'homme compris, d'un très lointain ancètre commun. Cette vision nouvelle d'une origine commune avec tout ce qui vit sur terre replace, de fait, l'humanité au sein de la biosphère, et introduit un concept radicalement novateur pour l'époque : Si toutes les espèces vivantes sont issues d'un même ancètre commun, il n'y pas pas de rupture, mais un continuum évolutif entre l'homme, ses ancètres, et ses cousins dans l'abre du vivant.

Deux siècles après la naissance de l'auteur de "l'origine", l'humanité commence à peine à tirer les vraies conclusions qui s'imposent, et découlent "naturellement" des enseignements de l'évolution : Si nous avons une origine commune avec l'ensemble des êtres vivants, nous pourrions bien avoir aussi une communauté de destin avec les espèces qui nous accompagnent, et forment avec nous la biosphère contemporaine. Et ce alors que, par notre impact sur l'environnement et les écosystèmes, nous sommes devenus nous mêmes un acteur majeur de l'évolution, et la cause principale de ce qui semble bien être la sixième grande crise d'extinction de l'histoire du vivant.

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Métaphores

Publié le jeudi 5 février 2009

Parler de biodiversité à un public non spécialiste, c'est souvent un véritable défi. Surtout si des contraintes de temps viennent ajouter à la difficulté. L'emploi de métaphores, plus ou moins puissantes, plus ou moins pertinentes, s'impose alors bien souvent. Sans chercher à être exhaustif, en voici quelques unes. N'hésitez pas à compléter, en commentaire de ce billet, si le cœur vous en dit !

La chaine :
Le vivant peut être considéré comme une chaine : Chaque maillon est indispensable à la solidité de la chaîne, et la défaillance d'un seul maillon suffit à rompre la chaîne.

Les dominos :
La biodiversité ressemble à ces jeux de dominos, ou la chute de l'un entraine la chute d'un autre, et en cascade c'est l'ensemble de l'édifice qui s'écroule. (Variante : le jeu de carte, métaphore encore plus parlante pour ceux qui voient l'humanité au sommet du jeu de carte. Si la base s'écroule, nous chutons d'autant plus haut !)

Moins linéaire, moins déterministe et donc plus pertinente, la métaphore du jeu de mikado :
Chaque bâton du jeu représente une espèce. Il est possible, surtout en début de partie, de retirer précautionneusement un ou quelques bâtons du jeu. Mais plus on avance dans la partie, plus les effets d'un retrait sont imprévisibles. Et c'est là qu'un effondrement de l'édifice devient possible. Une extinction entraînant en cascade la disparitions de nombreuses espèces. Et ce bâton, là, qui vient de tomber ? Pas de chance, c'était l'homme...

L'avion :
Prenez un avion en vol, embarquant un mécano fou qui enlèverait, au hasard, un boulon de temps en temps, l'un après l'autre. Au début, cela ne se ressent pas trop. Peut être, au bout d'un moment, apparaitrons quelques bruits ou vibrations indésirables. Et soudain, sans qu'on puisse aucunement prédire quand, il y aura le boulon de trop, celui dont le retrait entraînera la chute brutale de l'avion.

Le foot :
La biodiversité, c'est comme le foot : Il faut de bons joueurs, et il faut que le ballon circule. Il faut des espèces, variées, chacune à son poste (sa niche écologique), mais ce sont surtout les échanges et les interactions entre les espèces qui font la richesse de la partie.

Le concours est ouvert !

Emploi, économie : saisir la relance, là où elle est

Publié le dimanche 1 février 2009

En ces temps où il est question de relancer l'économie, alors que tous les indicateurs sont "dans le rouge" et que de nombreux emplois, notamment industriels, sont menacés, il est sans doute utile d'éclairer certaines pistes prometteuses.

Non, sauvegarde du patrimoine naturel et création d'emplois, y compris industriels ou agricoles, ne sont pas incompatibles. Non, les délocalisations ne sont pas systématiquement une mauvaise chose, mais c'est aux raisons réelles des délocalisations et à leurs conséquences, ici et ailleurs, qu'il conviendrait de s'intéresser. Oui, nous ne sommes pas tous égaux face aux conséquences de la crise, et notre économie tertiarisée à outrance laisse ici de nombreux laissés pour compte. Mais de nouveaux emplois dits « verts » offrent, dès aujourd'hui, des perspectives intéressantes qui ne demandent qu'à être consolidées. Il y a là une véritable opportunité à saisir. Et ce, d'autant plus qu'il y a urgence à redonner confiance en l'avenir à une population dont le moral est au plus bas, et à une jeunesse qui se demande en quelles perspective elle pourrait bien aujourd'hui croire.

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