Vous l'auriez reconnu ? ;-)

J'avais beau m'y attendre un peu (mais pour être sincère, il y a six mois, je n'y croyais pas), j'en avais les larmes aux yeux en apprenant la nouvelle ce matin. La victoire de Barack Obama (et quelle victoire !) est, ne boudons pas notre plaisir, une vraie bonne nouvelle. Une opportunité, l'expression d'un choix collectif qui reflète une aspiration à un vrai changement.

Nous vivons une période tellement oppressante, tellement anxiogène, que ce genre de nouvelle fait du bien. Elle démontre qu'une société peut aussi, au delà de la peur et de la tentation du repli vers le tout sécuritaire, se projeter dans l'avenir.

Yes we can ! Ils l'ont fait. Et nous, pouvons nous aussi changer ? Le voulons nous, collectivement, vraiment ?

Tous les hommes et toutes les femmes politiques de notre pays se réclament maintenant de Barack Obama. C'en serait touchant si ce n'étais au mieux naïf, au pire hypocrite. Celui qui vient d'être élu président des Etats-Unis était un total inconnu avant son discours à la convention démocrate de 2004. Ici, j'ai l'impression de voir les mêmes têtes depuis que j'ai ma carte d'électeur. Les américains, pas seulement les noirs mais une majorité des blancs et des autres minorités, ont élu un président métis. Notre pays est-il prêt à élire un président issu d'une immigration non européenne ?

En creux, l'élection de Barack Obama nous renvoie à nos propres rigidités, à nos conformismes et à nos craintes. Soyons à la hauteur.