Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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Devenir plastique pour évoluer (mais pas synthétique pour autant …)

Publié le mercredi 7 mai 2008

"La force de l’habitude empêche de réfléchir..."

"C’est alors que je me suis mise à penser à l’évolution, l’adaptabilité et évidemment à la plasticité des neurones, me disant que nous devrions nous inspirer plus souvent de la nature pour peut-être nous adapter un peu mieux à tout ce qui nous arrive. Mon nouveau credo désormais face à chaque difficulté que je rencontre : trouver, non seulement un moyen de m’adapter, mais aussi et surtout en tirer quelque chose de meilleur encore. Pour innover, je dois prendre le temps d’imaginer le différent, l’improbable et l’inconnu afin de pouvoir m’inventer chaque jour une manière positive de voir les choses et de trouver des solutions."

"Pensez ! ou on le fera pour vous..."

Aller, j'arrête là. Lisez le dernier édito de Fred sur sa lettre : Il vaut son pesant de ... Ce que vous voulez ! (En forme, la Fred ! ;-) )

http://www.info-veille-biotech.com/index.php?lettre=117

L’économie du prochain siècle, ou l’inversion des raretés

Publié le mardi 6 mai 2008

Une note publiée sur le site Inspire..., que je reprends ici :

L’inversion des raretés est un des piliers qui fonde la réflexion d’Inspire… (Voir notamment notre dossier de présentation ou notre communiqué de presse), et nos actions se veulent une contribution active à l’élaboration d’un scénario de réponse cohérent.

Sur l’inversion des raretés, ce texte brillant de Dominique Dron fait bien sûr partie de nos références. Considérant qu’il mérite bien mieux qu’une simple note de bas de page, nous vous le signalons aujourd’hui, en espérant qu’il vous inspirera, comme il nous a inspiré.

Voici quelques extraits issus de sa conclusion, pour vous donner envie d’en lire plus :

“Trois évolutions apparaissent fondamentales. En premier lieu, la coopération pour la survie. Depuis la dislocation de l’Empire soviétique, le modèle de la concurrence de tous avec tous, dans tous les domaines et sur tous les sujets, apparaît comme le seul mode de relation possible entre sociétés, à l’intérieur des sociétés, voire entre individus. C’est oublier un peu vite une loi des sociétés animales et plus largement des êtres vivants : des espaces de coopération sont indispensables à la survie individuelle et à la reproduction de l’espèce. Le modèle de la concurrence n’est pas le seul. Il serait dangereux qu’il le devienne, et fasse oublier ces autres systèmes (coopératives, mutuelles, entreprises familiales), tout aussi légitimes, qui font la part de la compétition et du lien, de l’engagement et du collectif.

Il est urgent de redéfinir la part de la coopération, comme mode de relation entre une activité économique et ses parties prenantes, et celle de la compétition, la part du collectif et celle de la concurrence, sous peine d’affrontements qui ne resteront pas qu’économiques.

En second lieu, l’affirmation d’une politique européenne, volontariste, axée d’abord sur la robustesse et l’anticipation climatique, énergétique et sociétale . L’Europe a beaucoup d’arguments pour réussir la prochaine révolution économique, celle qui va faire de la production du milieu de vie humain et de la restauration de ses conditions vitales la première activité industrielle. Prendre conscience de ces enjeux politiques et sociaux, plus qu’économiques, est un bon moyen de dépasser les forces centrifuges aujourd’hui déchaînées.

Enfin, l’intégration du long terme dans les comptes des acteurs économiques, au moyen d’une comptabilisation extensive de leurs externalités. L’activité économique doit être mesurée dans tous ses effets, positifs et négatifs, dans la totalité de leur périmètre, bien au-delà du seul processus de production et de vente.

C’est aussi par là que l’entreprise se réconciliera avec ses territoires, son milieu et sa responsabilité.

L’enjeu d’une économie robuste, c’est-à-dire construite à temps, n’est pas l’arrêt du développement, ni le recul de l’activité ou de la création de valeur. Il s’agit au contraire de préparer l’économie de la qualité de la vie au sens aigu du terme, l’économie du bien-être et des opportunités de satisfaction pour le plus grand nombre. Il s’agit de réussir un défi inédit de ce siècle ; la production du monde, qui substitue là où c’est possible les effets du génie humain à des gratuités de la nature épuisées, disparues, ou menaçantes, et les épargne ou les restaure là où c’est la seule issue. Enfin, il s’agit, à travers la tenue des territoires, la force du lien et de l’engagement, la primauté de la société sur l’économie, de remplacer la mesure omniprésente du prix par la mesure naissante de la qualité de la vie. Il en va non seulement de la richesse, mais aussi de la paix du monde.”

Pour lire ce texte dans son intégralité, rendez-vous ici !

"Et si la terre s'en sortait seule"

Publié le jeudi 1 mai 2008

Laurent Cabrol, présentateur météo, nous fait son livre sur le réchauffement climatique. C'est sûr que d'être un présentateur météo (c'est à dire le temps qu'il fera dans quelques jours), ça fait de vous un spécialiste de l'évolution du climat à l'horizon des décennies et des siècles à venir. Ca vous autorise même à avoir raison tout seul contre les meilleurs scientifiques mondiaux spécialistes du sujet et contre le GIEC.

Donc M. Cabrol nous dit, un peu comme M. Allègre, que le changement climatique on n'y est pour rien, et que ça ne sert à rien de lutter contre, par exemple en isolant sa maison, en roulant moins vite en voiture ou en prenant son vélo...

En fait, il a raison sur un point M. Cabrol : La terre s'en sortira toute seule. C'est même certain. Mais sans nous.

La terre est solide. La vie sur terre est solide. Elle a connu 5 grandes crises d'extinction. Donc une de plus, qu'est-ce que ça change ? Après l'homme, il y aura des plantes et des animaux, des bactéries, des insectes, et peut être même quelques mammifères comme les rats ou les souris, qui continuerons à s'adapter et à évoluer. Donc l'enjeu n'est pas là. L'enjeu, c'est, selon la formule de Hans Jonas, de créer les conditions pour qu'une vie authentiquement humaine soit possible sur terre, aujourd'hui comme dans le futur.

"Arrêtons de dire que nous allons sauver la planète en roulant en vélo" Nous dit M. Cabrol. Il a raison. Moi, je me déplace en vélo par pur hédonisme, parce ça me fait du bien, que ça me permet d'arriver à l'heure à mes rendez-vous, et que j'y prend plaisir. Mais il se trouve qu'en me déplacement en vélo, je n'impacte pas l'environnement dans lequel vivent mes contemporains, ni celui dans lequel vivront mes descendants. Je ne sauverais pas la planète, non. Mais peut être quelques vies. Tout en rendant la mienne plus agréable. Que demande le peuple ?

Justice environnementale

Publié le jeudi 1 mai 2008

"Pretendre que le progres technique peut nous sauver est une plaisanterie. J'en ai marre de cette illusion qui consiste a faire croire que l'on va s'en tirer avec la croissance ou avec les progres techniques, quelques importants qu'ils puissent etre. C'est faux. Si on veut faire face a la situation et eviter des situations dramatiques des avant la moitie du siecle, les flux de matiere, energie incluse, devront decroitre. (...) Si on veut faire decroitre les flux de matiere de facon substantielle, meme avec les strategies de dematerialisation, d'economie circulaire ..., la question de la justice doit etre centrale. Soit les efforts environnementaux se feront sur la base d'une meilleure repartition de la richesse et ils deviendront possibles pour tous, soit ils se feront au detriment des memes et ils ne se feront pas. Ce qui pourrait deboucher sur un crash planetaire. Sans justice environnementale, ce sera le chaos."

Dominique Bourg, « Une justice environnementale ou le chaos », Le Soir, 07/04/08

Voir l'entretien dans son intégralité ici...