Que restera t-il de nous ?
mercredi 22 août 2007 Par Emmanuel Delannoy, dans General -# 158 - Fil RSS
Un récent livre, Homo disparitus, de Alan Weisman, essaye d’imaginer se qui se passerait si l’espèce humaine venait à disparaître, et notamment sur l’empreinte que l’humanité laisserait sur terre et dans l’univers.
La question peut paraître loufoque, mais l’exercice intellectuel n’est pas inintéressant, et la réponse proposée à de quoi nous remettre à notre place…
Ce qui resterait de nous, en premier lieu et en volume, ce serait des déchets. Des montagnes de béton, qui seraient encore là dans des milliards d’années, peut être broyés et concassés par les séismes et la dérive des continents, et ré-agglomérés dans des formes nouvelles de roches. Des déchets radioactifs aussi : Le plutonium de nos bombes sera encore actif dans 250.000 ans, l’uranium 238 de nos centrales le sera encore lui dans des milliards d’années.
Il resterait aussi, pour environ 100.000 ans, une concentration anormalement élevée de CO2 dans l’atmosphère, et, pour quelques centaines de milliers d’années, des déchets plastiques dérivant le long des rivages ou se baladant au grès du vent.
Nous nous extasions devant les fossiles que nous ont légué les dinosaures, mais si une forme d’intelligence quelconque venait à nous suivre sur cette terre, il auraient de quoi alimenter leur fantasmes les plus extravagants !
Bien, sûr, l’humanité ne laissera pas derrière elle que des déchets. Il y a aussi le formidable génie des hommes et des femmes de tous les siècles, il y a des œuvres artistiques, les tableaux de Léonard de Vinci ou de Matisse, le théâtre de Shakespeare, les essais de Montaigne, les récits de voyage d’Alexander Von Humboldt, et tant d’autres œuvres inoubliables… qui disparaîtraient au mieux quelques centaines ou quelques milliers d’années après le dernier homme.
Mais il y a quand même un témoignage de la culture humaine dont la pérennité est assurée : Les ondes radio.
Elle sont indestructibles et voyagent à l’infini dans l’univers. On pourra ainsi se régaler des fines saillies de Cauet ou Arthur, et danser « la danse des canards », jusqu’à la fin des temps.
Ouf !
Source : cdurable.info : http://cdurable.info/spip.php?article435
Commentaires
#1 - Le dimanche 26 août 2007 à 00:23, par isabelle
#2 - Le jeudi 30 août 2007 à 16:15, par Raffa
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