Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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France Nature Environnement lance son blog sur le Grenelle de l'Environnement

Publié le jeudi 26 juillet 2007

Et il est à découvrir ici !

http://fne-grenelle.blogspot.com

Bonne lecture !

Grenelle de l’environnement : une première étape pour réconcilier l’Homme et son Environnement ?

Publié le lundi 23 juillet 2007

France Nature Environnement rend public son cahier de propositions

Ce lundi 23 juillet 2007, débute la seconde série de réunions des six groupes thématiques du Grenelle de l’environnement. A cette occasion, la fédération France Nature Environnement et ses associations affiliées, dont la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et la Ligue ROC, qui siègent dans ces groupes, rendent public leur cahier de propositions écrites.

Voir le communiqué sur le site de la Ligue ROC ici !

ou

Télécharger directement le cahier des propositions (au format pdf)

En hommage à Jacques Robin

Publié le lundi 23 juillet 2007

Jacques Robin, fondateur du GRIT-Transversales, conseiller de VivAgora, est mort le samedi 7 juillet à Paris.

Médecin, ancien responsable de Sanofi, fondateur de la revue Transversales et de Biofutur, il a été un catalyseur de liens, formidablement intuitif et délicat.

Vous pouvez lire site le site du GRIT-Transversales les témoignages de ceux, nombreux, qu'il a soutenu et accompagné dans l'action.

Dorothée Benoit-Browaeys, déléguée générale de VivAgora, lui rend un hommage que vous pouvez lire ici.

Les beaux Velib de Paris

Publié le mardi 17 juillet 2007

Je suis passé hier à Paris, en Brompton comme d'habitude.

Changement significatif dans le paysage parisien. Les Vélib, inaugurés pourtant seulement la veille, étaient déjà partout !

Succès annoncé chez les touristes pour l'été.

Coté design, je les trouve plutôt très réussis : élégants et pratiques, du beau matériel, solide et fonctionnel. A suivre sur la durée.

Et Marseille ?

Ouvrir des espaces de bonne foi

Publié le vendredi 13 juillet 2007

Physicien, directeur de recherche à l’Ecole normale supérieure (Paris), membre fondateur de l’Académie des Technologies, ancien président (2001-2006) du Comité permanent sur Sciences & éthique de l’Alliance européenne des académies, Gérard Toulouse nous parle de la possibilité (et de la nécessité) d’ouvrir des « espaces de bonne foi »

Un entretien réalisé par le Recueil Dalloz, et reproduit avec l'autorisation de l'éditeur sur le site de VivAgora, à découvrir ici.

Aujourd'hui est un jour bleu

Publié le mercredi 11 juillet 2007

"Je me représentait l'amitié comme un papillon, à la fois beau et fragile, qui s'envolait dans les airs et que toute tentative d'attraper revenait à détruire."

J'évoquais il y a quelques jours le livre de Daniel Tammet. Je viens de le terminer, et je ne sais comment vous inviter à le lire.

Autiste de "haut niveau", atteint du syndrome d'Asperger, il est ce qu'on appelle couramment un autiste savant (une forme d'autisme extrêmement rare qui n'a rien a voir avec les formes plus courantes, et souvent encore plus handicapantes encore). Il aurait du vivre enfermé dans sa bulle, privé des compétences relationnelles qui lui auraient permis de se faire des amis et de vivre dans la société. Son monde intérieur n'a rien à voir avec le notre. Il est fait d'univers mentaux, de paysages numériques, de couleurs, de formes et de textures, mais aussi de tensions, de peurs, d'angoisses difficiles à maitriser. Les "autres" auraient du rester ces choses étranges dont il vaut mieux rester à l'écart, et qui n'apportent que des désagrément et des ennuis. Mais, doté d'une mémoire exceptionnelle, d'un sens de l'observation aiguisé et d'un soin disproportionné aux détails, il a appris, patiemment, à observer comment faisaient les "gens normaux" pour vivre, un peu comme un anthropologue qui étudierait les moeurs d'une tribu étrange. L'amour des chiffres, une passion pour l'apprentissage des langues, l'ont aidé, au long d'un parcours exceptionnel, à comprendre comment communiquer, comment maitriser et exprimer ses émotions, comment se faire des amis. Il mène aujourd'hui une vie a la fois presque normale, d'une grande simplicité, et en même temps extraordinaire, en mettant ses dons exceptionnels au services des autres.

Il raconte son parcours, nous entrouvre la porte de son univers intérieur, nous fait partager ses émotions dans ce livre, véritable cadeau, trésor de sensibilité, d'amour et d'optimisme. C'est une leçon de vie pour chacun d'entre nous.

Nous devrions tous retirer quelque chose de cette lecture, quelque soit notre vie, notre passé, nos ambitions, notre jardin secret. Car comme le dit Daniel Tammet, "il n'est pas besoin d'être handicapé pour être différent".

"Je suis né un jour bleu" - Daniel Tammet - ed. les arènes"

L’inégalité économique entraîne une diminution de la Biodiversité

Publié le dimanche 8 juillet 2007

Résumé :

L’activité humaine entraîne des taux élevés de diminution de biodiversité.

Pour autant, paradoxalement, on connaît encore mal l’ampleur avec laquelle les facteurs socio-économiques aggravent ou améliorent notre impact sur la diversité biologique. Parmi ces facteurs, l’inégalité économique a fait l’objet d’études qui ont montré son effet sur la santé publique, et l’ont reliée aux problèmes environnementaux d’ordre général. Nous avons tenté de mesurer le lien entre l’inégalité économique et la diminution de biodiversité. Nous avons établi que le nombre d’espèces menacées ou en déclin augmente de façon significative avec le coefficient de Gini d’inégalité de revenus. A l’intérieur des pays comme les Etats-Unis, la relation entre les inégalités de revenus et la perte de biodiversité persiste après avoir contrôlé l’effet des conditions biophysiques, de la taille de la population humaine, et du PIB ou revenu per capita. De futures recherches devraient explorer les mécanismes potentiels à l’oeuvre derrière cette relation égalité-biodiversité.

Nos résultats suggèrent que des réformes économiques pourraient permettre de préserver de façon effective la biodiversité ; elles sont peut-être même une condition sine qua non de cette dernière.

Lire la suite sur Biodiversité 2007

Note : Cet article est la traduction, demandée par la Ligue ROC, d'une étude publiée initialement par la PLoS ici.

Jurassic Park

Publié le samedi 7 juillet 2007

Paris, 6 juillet 2007 - Devant la galerie de paléontologie du Museum National d'Histoire Naturelle.

Ces dinosaures là ne nous embêtent plus trop, aujourd'hui.

Ceux que nous devons craindre maintenant, en circulant en ville, ont quatre, six roues ou plus, et pèsent de 1 tonne à plus de 30. Mais leurs consommations d'énergie et leurs impacts sur les paysages n'ont rien à envier à celles de leurs ancêtres du Jurassique ou du Crétacé.

Happy independance day !

Publié le mercredi 4 juillet 2007

Je dois vous faire un aveu : En publiant hier cette note de François Rebufat, sur "L'Amérique dans la tourmente du réchauffement climatique", j'avais complètement "zappé" que nous étions alors à la veille du 4 juillet...

Pour me faire pardonner, je vous envoie aujourd'hui, pour célébrer avec nos amis américains ce jour particulier, lire la newsletter du site "capitalisme durable", consacrée à ce qui se passe dans ce pays :

http://www.capitalismedurable.com/newsletter/news.php

Et aussi, de découvrir, au hasard, le site du Rocky Moutain Institute, institution spécialisée dans la recherche sur le développement durable et l'efficacité énergétique. Vous pouvez aussi lire le chapitre qui est consacré à son fondateur, Amory Lovins, dans le livre "80 hommes pour changer le Monde". (Amory Lovins est par ailleurs co-rédacteur du livre "Facteur 4"). Le principal apport de sa pensée, et des travaux du RMI, est qu'il est souvent plus facile et plus efficace d'arriver à une amélioration des performances environnementales de l'ordre de 80%, d'un seul coup, par l'innovation radicale, plutôt que de tenter d'y arriver graduellement par des amélioration de l'ordre de 10% par an.

La "révolution écologique" est à portée de main... à condition de s'en donner l'ambition.

L’Amérique dans la tourmente du réchauffement climatique

Publié le mardi 3 juillet 2007

Par François Rebufat, journaliste et membre de l'association VivAgora

« Le mode de vie des Américains n'est pas négociable », affirmait, en 1992 lors de la conférence de Rio, Georges Bush (père), alors président des Etats-Unis. Si la sauvegarde de l’environnement et, particulièrement, la lutte contre le réchauffement climatique se voyaient alors reléguées derrière le maintient d’une forte croissance économique, le peuple américain exprime aujourd’hui une opinion qui pourrait présager d’un changement de tendance. Selon une enquête menée en avril 2007 par le journal The Washington Post, la chaîne ABC News et l’Université de Stanford (Californie) 85% des Américains sont convaincus que le réchauffement climatique a bien lieu et le considère comme le plus important problème environnemental actuel, largement en tête devant la pollution de l’air. Le verdict est là : 7 Américains sur 10 pensent qu’il faut agir pour lutter contre le réchauffement climatique.

Néanmoins, ce que les citoyens américains attendent de leur gouvernement n’est pas spécifié par ce sondage d’opinion. C’est à cette question que tente de répondre une deuxième enquête réalisée en juin 2007 par l’équipe de Stanford, l’organisation Ressources for the Futur et le journal The Newscientist. Le peuple américain est-il prêt à remettre en question son mode de vie pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et freiner le réchauffement climatique ? Rien n’est moins sûr… L’enquête présente différentes mesures susceptibles de faire baisser la consommation d’énergies fossiles et demande ce que les américains sont prêts à accepter comme surcoût pour que de telles mesures s’appliquent. Près de 75% des 1491 personnes interrogées se disent favorables à une augmentation de 2,5% du prix de l’électricité. Ils restent encore 50% à accepter une hausse de 80%. Malheureusement, l’engagement chute fortement dès que les prix des carburants sont abordés. Si 47% des Américains adhèrent encore à une mesure qui ferait monter le prix de l’essence à plus d’un dollar le litre (contre moins de 80 cens aujourd’hui), ils ne sont plus que 27% à accepter une hausse allant jusqu’à 4 dollars le litre. Le prix à payer modère donc largement l’engouement de la population américaine pour limiter le réchauffement climatique. Le fait que seulement 41% des Américains admettent que ce dernier soit principalement du aux activités de l’homme justifie peut-être cette position ambiguë qui reconnaît largement le problème, mais n’entraîne pas une remise en question suffisante pour y remédier.

Autre question importante à laquelle avait à répondre le panel interrogé : quelle stratégie faut-il prendre pour amener le pays à limiter sa consommation de carburants fossiles ? L’enquête propose trois politiques pour infléchir le niveau des émissions de gaz à effet de serre. La première repose sur des directives gouvernementales visant à imposer aux industries de l’énergie des contraintes dans les modes production, la seconde consiste à taxer les émissions de GES, alors que la troisième propose d’instaurer des droits d’émission pouvant être échangés sur un marché. Si le plan récemment publié par l’administration Bush table sur la mise en place d’un marché des droits d’émission, une augmentation du budget alloué pour la lutte contre le réchauffement climatique (4,5 milliards pour 2008, soit une augmentation de 700 millions), et des incitations aux industries pour développer des « technologies propres », les citoyens américains semblent eux plutôt favorables à une intervention de l’Etat pour réglementer les modes de production et imposer des normes susceptibles d’infléchir les émission de GES. Les trois quarts optent pour cette solution, alors que 60% sont favorables aux taxes et seulement 50% à un système de quotas échangeables.

Exit le marché et la fiscalité à outrance pour résoudre le problème, les Américains souhaitent que le gouvernement prenne les choses en main et impose des normes aux industriels. Cette tendance est d’ailleurs confirmée par les 40 points qui séparent l’administration Bush du Congrès démocrate lorsque les citoyens sont interrogés sur la confiance qu’ils donnent à chacun d’eux pour mener une politique de lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, la réticence exprimée par les Américains à mettre la main au portefeuille semble donner raison au président actuel lorsqu’il affirme devant la communauté internationale qu’une « croissance économique durable est la clef d’un progrès en matière d’écologie parce qu’elle donne les ressources nécessaires pour investir dans des technologies propres » ? La Maison Blanche surenchéri en fustigeant le protocole de Kyoto susceptible de coûter 400 milliards de dollars à l’économie américaine et de causer la perte de 4,9 millions d’emplois.

Une administration qui prône la croissance et des citoyens qui semblent considérer leur mode de vie comme peu négociable et attendent du gouvernement qu’il mène la lutte contre le réchauffement sans impacter leur portefeuille, il reste plus qu’à tabler sur le développement de technologies « propres » pour maintenir une production croissante tout en limitant les émissions de GES. Toujours le même remède qui consiste parier sur l’ange technologique pour ne pas remettre en question un mode de vie et une machine économique basé sur une croissance perpétuelle de la production de biens matériels. Un pari risqué, d’autant que ces fameuses « énergies propres » n’ont aujourd’hui pas le potentiel pour couvrir les besoins actuels et encore moins ceux de demain… si rien n’arrête la machine à produire toujours plus.

Résultat et descriptif de l’enquête du Washington Post : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/04/19/AR2007041902527.html

Résultat et descriptif de l’enquête du Newscientist : http://media.newscientist.com/data/images/ns/av/global_warming_poll_stanford.pdf

Love Your bike - Part II

Publié le dimanche 1 juillet 2007

Part I, c'était là...

C'était ma contribution au droit inaliénable de chacun à la futilité ;-)