... La police fait son travail.

Et comme on ne sait jamais si derrière chaque noir qui arrive en France ne se cache pas un immigrant clandestin, elle prend des précautions maximales. Pour illustration, cette mésaventure kafkaïenne arrivée à une scientifique malienne, venue à Paris pour participer à un colloque très officiel sur le Sida, mais retenue 30 heures dans un centre de rétention.

A ce compte, faut-il continuer à inviter des scientifiques africains à nos colloques ?

La paranoïa anti-immigration clandestine étant devenue ce qu'elle est, il ne fait manifestement pas bon ne pas avoir le "bon faciès" en France de nos jours...

A moins qu'on ne comprenne en haut lieu que nous avons besoin de nous ouvrir au Monde, en refusant tout préjugé, même si le prix à payer en est le passage de quelques immigrés clandestins (Qui de toute façon, au niveau de désespérance où ils sont, tenterons tout, absolument tout, y compris au péril de leur vie, pour venir chez nous).

A moins aussi qu'on ne comprenne que la seule solution soutenable et humainement acceptable n'est pas dans le verrouillage des frontières et dans la répression, mais dans le co-développement et le renforcement des échanges et de la coopération avec les pays "du sud".