Je diffuse ce message qu'un ami m'a envoyé (et qui n'a pas de blog !)

" N'avez vous pas été frappé par la coïncidence du décès de l'abbé Pierre et du renoncement à la candidature de Nicolas Hulot ?

J'y vois un certain symbole ou au moins une image des évolutions de 1954 à 2007.

En 1954, un homme reconnu par la société (le "système" diraient certains), résistant, homme d'église, député, a fondé avec ses indemnités de député une communauté puis, après avoir quitter le parlement, après avoir renoncer à la vie politique, lance un appel pour lutter contre la mort d'hommes et de femmes dans le froid, et au delà contre l'indifférence face à la pauvreté, à la souffrance sociale. Et cet appel est entendu, car il utilise les média et en appelle directement aux sentiments, puis à la raison, au delà des appareils et des administrations. Il utilisera dès lors son aura médiatique pour porter sa parole, pour agir pour l'homme.

En 2007, un homme reconnu par la société (le "système" diraient certains), aventurier, journaliste de télévision, a fondé avec ses revenus une fondation, qu'il mène comme une communauté (notamment au travers de son comité de veille écologique), puis, il renonce à la candidature à la présidentielle, il renonce à la vie politique et lance un appel, pour un "pacte écologique" pour lutter contre la mort de la Terre et donc des hommes, de l'humanité. Au delà des appareils politiques, qu'il interpelle, au delà des administrations, il utilise son aura médiatique pour porter sa parole pour agit pour la nature, pour l'homme.

Il est temps de répondre à l'appel de Nicolas Hulot, sans se cacher derrière une bonne conscience du moment, en s'engageant non seulement à le soutenir, mais surtout à réfléchir et agir pour notre Terre, pour nos enfants, pour l'humanité. "

Gilles Pipien