Les priorités des français
dimanche 10 décembre 2006 Par Emmanuel Delannoy, dans General -# 51 - Fil RSS
Les sondages sur les priorités des français se suivent et ne se ressemblent pas. Parfois, l'écologie fait une poussée, reléguée au second rang la semaine suivante, derrière l'économie, le chômage, la sécurité, ... Au hasard de l'actualité.
Le travail de sensibilisation, ou plutôt de conviction, ne fait sans doute que commencer. Quand chacun comprendra que SA prospérité, SA sécurité et SON avenir se joue aujourd'hui, et qu'on ne construira pas une société démocratique, socialement équitable et économiquement viable sur un patrimoine écologique dévasté (cf Haïti, le Rwanda, etc...) nous aurons franchi le pas décisif.
L'écologie doit-elle nécessairement être la priorité des citoyens et des candidats aux élections ? N'est-il pas antidémocratique de penser cela ? Je ne crois pas. Je pense qu'il s'agit au contraire du prérequis nécessaire à la poursuite de la vie démocratique et du progrès social. Ce n'est pas une question de hiérarchie dans les priorités (le social vs l'économie vs l'environnement...), mais une question de moyens. C'est aujourd'hui que nous préparons la marge de manœuvre dont nous disposerons demain pour l'action politique.
Et pour en revenir à ces sondages dont on nous abreuve désormais chaque semaine, et ce pour les prochains mois : le rôle des élus et des candidats n'est-il pas de montrer de nouvelles voies et d'aller de l'avant, sans attendre que les sondages et "l'opinion" leur dictent leurs programmes ?
Les "Je suis d'accord avec les français" et les "Ce que je fait, c'est ce que les français veulent aujourd'hui" ne nous mènera pas loin. Aurait-on aboli la peine de mort en 1981 en suivant les sondages ? Non, et pourtant, droite comme gauche ont voté ce texte. Et le débat politique a pu ensuite se poursuivre sur d'autres bases, ce problème là étant réglé.
Agir aujourd'hui pour l'environnement n'est pas un choix politique mais, comme le dit Nicolas Hulot, un "impératif". Une fois les actions nécessaires engagées, le débat politique pourra continuer, chaque parti gardant sa culture, ses valeurs, ses options et sa vision d'une société souhaitable. Dommage que tant de partis et de candidats ne l'aient pas encore compris, se contentant de "surfer" sur les urgences du moment et les derniers sondages.
Comme le notait récemment Isabelle, "Nous n'avons pas 40 ans pour réagir, nous avons 40 ans pour réussir !".
Comment ne pas en profiter pour vous inviter, si vous ne l'avez pas déjà fait, à signer le "pacte écologique", et à lire le livre éponyme ?
Commentaires
#1 - Le dimanche 10 décembre 2006 à 22:00, par jean-claude
#2 - Le dimanche 10 décembre 2006 à 23:43, par jean-claude
#3 - Le lundi 11 décembre 2006 à 09:24, par Emmanuel Delannoy
#4 - Le lundi 11 décembre 2006 à 09:27, par Emmanuel Delannoy
#5 - Le lundi 11 décembre 2006 à 18:21, par jean-claude
#6 - Le mercredi 3 octobre 2007 à 06:47, par Nicolas
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