Biodiversité, politique et éthique
vendredi 8 décembre 2006 Par Emmanuel Delannoy, dans Vivant(s) ! -# 50 - Fil RSS
A signaler, un nouvel article, signé par Pierre-Henri Gouyon, sur le site Biodiversité 2007.
" On a vu récemment des scientifiques de haut niveau (l’Académie des Sciences, celle de Médecine...) s’opposer à l’introduction du principe de précautions dans la Charte de l’Environnement annexée à la Constitution de la République Française.
La raison de cette position était que ce principe risquait de freiner « Le Progrès ». Se préoccuper d’environnement et adopter une attitude de précaution freinerait « Le Progrès » ! Mais de quel progrès s’agit-il ?
Il serait grand temps que scientifiques et décideurs se rendent compte que le progrès dont il est question dans ces discours constitue une idée dépassée et fausse. Issue du positivisme le plus rétrograde, du scientisme le moins nuancé, cette idée suppose que les connaissances scientifiques permettent un progrès technique qui lui-même, en libérant les humains des contraintes matérielles permettraient un progrès moral et social. On a pu espérer que le progrès technique résoudrait les problèmes d’inégalités ou celui de la faim dans le monde. Au cours du XIXème siècle, on a pu croire à cette utopie. Mais au fur et à mesure que le XXème siècle avançait, force a été de constater qu’il fallait l’abandonner. Il devient clair aujourd’hui que Progrès technique sans progrès moral et social n’est que ruine de la société. "
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