Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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Si ce n'était bon, cela se saurait...

Publié le samedi 23 décembre 2006

Comme aujourd'hui, c'est mon anniversaire, je vous fais un cadeau.

Vous pourrez lire, en cliquant ici, quelques "bonnes feuilles", comme on dit, du premier livre de l'étonnant Jean-Philippe Remy (Vous savez : "Au début ça surprend, après aussi").

"Si ce n'était bon, cela se saurait... - Raccourcis vers les plaisir ou les surprises de la bienveillance", c'est le titre du livre.

Ne me l'offrez pas ! Je l'ai déjà commandé.

Mais si vous voulez me faire plaisir, offrez le vous, et offrez le autour de vous. Semez vos petites graines de changement.

Et si vous voulez encore me, et surtout vous, faire plaisir, alors : "Sublimez votre quotidien, passez à l'action !".

Bien à vous, et durablement vôtre,

Emmanuel

Jules Vernes, cet écologiste visionnaire...

Publié le jeudi 21 décembre 2006

" Le lendemain, 12 avril, le Nautilus s'approcha de la côte hollandaise, vers l'embouchure du Maroni. Là, vivaient en famille plusieurs groupes de lamatins. C'étaient des manates qui, comme le dugong ou la stellère, appartiennet à l'ordre des syréniens. Ces beaux animaux, paisibles et innofensifs, longs de six à sept mètres, devaient peser au moins quatre mille kilogrammes. J'appris à Ned Land et à Conseil que la prévoyante nature avait assigné à ces animaux un rôle important. Ce sont eux en effet qui, comme les phoques, doivent paître les prairies sous marines et détruire ainsi les agglomérations d'herbes qui obstruent l'embouchure des fleuves tropicaux.

Et savez vous, ajoutais-je, ce qui s'est produit depuis que les hommes ont presque entièrement annéanti ces races utiles ? C'est que les herbes putréfiées ont empoisonné l'air, et l'air empoisonné, c'est la fièvre jaune qui désole ces dmirables contrées. Les végétations vénéneuses se sont multipliées sous ses mers torrides, et le mal s'est irresistiblement développé depuis l'embouchure du Rio de la Plata jusqu'aux Florides ! Et s'il faut en croire Toussenel, ce fléau n'est rien encore à coté de celui qui frappera nos descendants, lorsque les mers seront dépeuplées de baleines et de phoques. Alors, encombrées de poulpes, de méduses, de calmars, elles deviendrons de vastes foyers d'infection, puisque leurs flots ne possèderons plus ces "vastes estomacs, que Dieu avait chargé d'écumer la surface des mers." "

Jules Vernes - Vingt mille lieues sous les mers.*

Et dire qu'aujourd'hui, il nous faut reprendre toute une pédagogie sur l'interdépendance du vivant. Ce qu'a fait au passage brillament Yann Arthus Bertrand avec l'exemple de la disparition des hippopotames, entrainant un tarrissement des populations de poissons en aval, qui se nourrissaient directement ou indirectement des déjections des hippos, et rendant encore plus précaires les habitants des villages qui vivaient jusqu'alors de la pêche... Et il y aurait tant d'exemples à donner..

(* Un grand merci à Jacques, anthropologue, économiste mais surtout humaniste, qui m'a signalé ce passage...)

"L'Etat de la planète" est en danger...

Publié le mercredi 13 décembre 2006

Si vous appréciez de pouvoir lire, en français, les analyses et les rapports du Worldwatch Institute, dépêchez-vous !

Et lisez ce qui risque d'être le dernier éditorial de Benoît Lambert pour "l'Etat de la planète".

A moins qu'un "deus ex machina" ne vienne, in extremis, sauver cette belle entreprise au service d'une information francophone sur les enjeux du développement durable.

Changement climatique et développement rural au Sud

Publié le mercredi 13 décembre 2006

Parce que le changement climatique aura des conséquences pour tous. Parce que ses conséquences seront encore plus dramatique pour les pays du sud, qui dépendent, plus encore que nous, des ressources naturelles, de la disponibilité en eau et de la fertilité des sols, il est important de comprendre les enjeux d'une nécessaire nouvelle solidarité mondiale sur ce thème.

Le protocole de Kyoto et la convention climat de l'ONU permettent, par le biais des MDP (Mécanismes de Développement Propres), de financer des projets à haute efficacité énergétique, des projets de production d'énergie renouvelable, des projets d'atténuation des effets du changement climatique (captation du carbone), ou des projets d'adaptation, sur la base des mécanismes de compensations (Crédits carbone).

Le CIRAD vient de mettre en ligne un site remarquable permettant de s'informer sur ces enjeux et sur les actions engagées. A découvrir à l'adresse : http://climat.cirad.fr

A signaler aussi, une carte mondiale, interactive, des projets de MDP en cours d'évaluation ou agréé par l'UNFCCC : http://cdm.unfccc.int/Projects/MapApp. Carte qui met notamment en évidence la pauvreté des projets MDP en Afrique subsaharienne...

Vos commentaires sont les bienvenus...

Publié le lundi 11 décembre 2006

Et rassurez-vous, je ne fais aucun tri ni aucune sélection, et j'accepte critiques et contradictions.

Mais, à cause de ce véritable cancer du Web qu'est le Spam, je ne peux plus activer la mise en ligne immédiate et automatique. Je suis donc averti, quand vous postez un commentaire, et je fais ensuite la mise en ligne. Ne vous inquiétez pas si vous ne voyez pas immédiatement votre commentaire en ligne ; il me faut un petit délai de réaction...

Si à tout hasard quelqu'un connait un filtre anti spam qui marche bien avec Dotclear, je suis preneur du conseil.

En attendant, au plaisir de vous lire ;-)

Le secteur de l’environnement va former davantage de jeunes...

Publié le lundi 11 décembre 2006

... en Allemagne.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40340.htm

Les entreprises allemandes dans les domaines de la protection de l’environnement et des énergies renouvelables vont sensiblement renforcer leurs efforts de formation. Elles s’y sont engagées, jeudi 30 novembre, lors du lancement de l’initiative "l’Environnement crée des perspectives " en présence du ministre de l’Environnement, Sigmar Gabriel.

Les firmes appartenant à la Fédération professionnelle "Energies renouvelables" ont promis à elles seules de créer 5.000 places d’apprentissage au cours des deux prochaines années. Cette initiative regroupe pour l’instant 29 entreprises. Ces dernières ont rédigé une déclaration commune visant à inciter toute la profession à augmenter le nombre de places d’apprentissage. Le secteur des technologies environnementales et des énergies renouvelables emploie aujourd’hui près d’un million et demi de personnes en Allemagne. Il devrait, selon une évaluation du cabinet de conseil Roland Berger, réaliser en 2020 un chiffre d’affaires supérieur à celui de la construction automobile.

Lire la suite ici.

Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 314 du 6/12/2006 rédigé par l’Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

Les priorités des français

Publié le dimanche 10 décembre 2006

Les sondages sur les priorités des français se suivent et ne se ressemblent pas. Parfois, l'écologie fait une poussée, reléguée au second rang la semaine suivante, derrière l'économie, le chômage, la sécurité, ... Au hasard de l'actualité.

Le travail de sensibilisation, ou plutôt de conviction, ne fait sans doute que commencer. Quand chacun comprendra que SA prospérité, SA sécurité et SON avenir se joue aujourd'hui, et qu'on ne construira pas une société démocratique, socialement équitable et économiquement viable sur un patrimoine écologique dévasté (cf Haïti, le Rwanda, etc...) nous aurons franchi le pas décisif.

L'écologie doit-elle nécessairement être la priorité des citoyens et des candidats aux élections ? N'est-il pas antidémocratique de penser cela ? Je ne crois pas. Je pense qu'il s'agit au contraire du prérequis nécessaire à la poursuite de la vie démocratique et du progrès social. Ce n'est pas une question de hiérarchie dans les priorités (le social vs l'économie vs l'environnement...), mais une question de moyens. C'est aujourd'hui que nous préparons la marge de manœuvre dont nous disposerons demain pour l'action politique.

Et pour en revenir à ces sondages dont on nous abreuve désormais chaque semaine, et ce pour les prochains mois : le rôle des élus et des candidats n'est-il pas de montrer de nouvelles voies et d'aller de l'avant, sans attendre que les sondages et "l'opinion" leur dictent leurs programmes ?

Les "Je suis d'accord avec les français" et les "Ce que je fait, c'est ce que les français veulent aujourd'hui" ne nous mènera pas loin. Aurait-on aboli la peine de mort en 1981 en suivant les sondages ? Non, et pourtant, droite comme gauche ont voté ce texte. Et le débat politique a pu ensuite se poursuivre sur d'autres bases, ce problème là étant réglé.

Agir aujourd'hui pour l'environnement n'est pas un choix politique mais, comme le dit Nicolas Hulot, un "impératif". Une fois les actions nécessaires engagées, le débat politique pourra continuer, chaque parti gardant sa culture, ses valeurs, ses options et sa vision d'une société souhaitable. Dommage que tant de partis et de candidats ne l'aient pas encore compris, se contentant de "surfer" sur les urgences du moment et les derniers sondages.

Comme le notait récemment Isabelle, "Nous n'avons pas 40 ans pour réagir, nous avons 40 ans pour réussir !".

Comment ne pas en profiter pour vous inviter, si vous ne l'avez pas déjà fait, à signer le "pacte écologique", et à lire le livre éponyme ?

Biodiversité, politique et éthique

Publié le vendredi 8 décembre 2006

A signaler, un nouvel article, signé par Pierre-Henri Gouyon, sur le site Biodiversité 2007.

" On a vu récemment des scientifiques de haut niveau (l’Académie des Sciences, celle de Médecine...) s’opposer à l’introduction du principe de précautions dans la Charte de l’Environnement annexée à la Constitution de la République Française.

La raison de cette position était que ce principe risquait de freiner « Le Progrès ». Se préoccuper d’environnement et adopter une attitude de précaution freinerait « Le Progrès » ! Mais de quel progrès s’agit-il ?

Il serait grand temps que scientifiques et décideurs se rendent compte que le progrès dont il est question dans ces discours constitue une idée dépassée et fausse. Issue du positivisme le plus rétrograde, du scientisme le moins nuancé, cette idée suppose que les connaissances scientifiques permettent un progrès technique qui lui-même, en libérant les humains des contraintes matérielles permettraient un progrès moral et social. On a pu espérer que le progrès technique résoudrait les problèmes d’inégalités ou celui de la faim dans le monde. Au cours du XIXème siècle, on a pu croire à cette utopie. Mais au fur et à mesure que le XXème siècle avançait, force a été de constater qu’il fallait l’abandonner. Il devient clair aujourd’hui que Progrès technique sans progrès moral et social n’est que ruine de la société. "

Lire la suite sur le site, en cliquant ici.

Petit bréviaire des ICPE

Publié le jeudi 7 décembre 2006

Si les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement) vous intéressent, ou si vous travaillez dans le secteur de l'environnement, voici un site utile, proposé par Marie-Hélène Vermillon dont la compétence en matière de management environnemental et de veille réglementaire n'est plus à démontrer.

Ce petit site propose un zoom sur une catégorie particulière, les ICPE soumises à déclaration, qui sont souvent les parents pauvres de la prévention puisque beaucoup d'entreprises ignorent même qu'elle relèvent de ce régime, et que beaucoup d'autres, bien que déclarées, ne sont pas en règle faute de temps pour s'en occuper ou de source d'information pertinente. A noter d'aileurs qu'un nouveau décret rendra prochaînement obligatoire (le temps que les modalités d'applications soient fixées) un contrôle périodique de certaines de ces installations, qui en étaient jusqu'à présent dispensées.

Particularité importante de ce site : Tout y est gratuit (Alors que tant de sites sur l'environnement vous font payer un accès à l'information réglementaire, que pourtant nul n'est sensé ignorer...).

Enfin, ce site est destiner à évoluer, notamment en fonction des suggestions d'améliorations que vous voudrez bien transmettre à Marie-Hélène.

A découvrir là : http://icpe-vues-par-cerise.monsite.orange.fr

Nanobiotechnologies : pour quoi faire ? Comment ?

Publié le mardi 5 décembre 2006

Dans le cadre du cycle de débats NANOVIV : Grand débat final de clôture du cycle.

Lundi 11 décembre 2006 - 14h à 19h
Auditorium de la CCI - 1, place André Malraux - Grenoble

Le Cycle NANOVIV a acueilli plus de 600 personnes pour des débats denses et variés (voir comptes-rendus en ligne sur vivagora.org). Il a mis en évidence des besoins pour améliorer l'accès à l¹information, la transparence des décisions, l'intégration des enjeux sociaux aux dynamiques d¹innovation, l'implication des citoyens dans les choix en matière de nano-biotechnologies à Grenoble.

Les préconisations et pistes de chantiers seront présentées au cours de cette séance finale, et permettront d'interpeller les responsables académiques, industriels, associatifs et politiques, lors de deux tables rondes.

PROGRAMME

14h - Introduction
Par Guy ROMIER, président du CCSTI et Dorothée BENOIT BROWAEYS, déléguée générale de VivAgora

Alain KAUFMANN, directeur de l'interface Science & Société de l'université de Lausanne, Suisse : « Enjeux sociaux des technologies convergentes : de la nécessité de développer une démocratie technique »

François BERTAULT, chargé de mission à la Commission nationale du débat public (CNDP) Secrétaire générale de la Commisison particulière sur les déchets nucléaires. « Comment le débat public est possible ? En quoi il est utile ? »

Table ronde 1 - de 15h à 16h30
Recherche et investissement en nano-biotechs : Quels choix ? Quels pilotages collectifs ?

Discutant : Olivier IHL, Directeur de l¹Institut d¹études politiques de Grenoble

Avec : Yannick VALLEE, 1er vice-président de la Conférence des Présidents des Universités Dominique GRAND, adjoint au directeur CEA Grenoble
Marie-Christine FAVROT, responsable du projet Nanobio à l'Université Joseph Fourier, Grenoble
Laurent LEVY, responsable C'Nano Rhone Alpes, représentant du CNRS
Peter KASPAR, directeur de l'unité biologie moléculaire de BioMérieux, Grenoble
Nicolas LETERRIER, délégué général de Minalogic partenaires
Jacques BORREL, secrétaire du syndicat CFDT des personnels de l'énergie atomique, Grenoble
Raymond REINISCH, représentant ATTAC 38.

Table ronde 2 ­ de 17h à 19h
Pourquoi poursuivre le développement des nano-biotechnologies ? À quelles conditions ? Comment ?

Discutant : Marie-Angèle HERMITTE, juriste CNRS EHESS, Paris.

Avec : Didier MIGAUD, président de La Métro, PS Roger FOUGÈRES, vice-président délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche au Conseil régional Rhône-Alpes, PS
Georges BESCHER, vice président du Conseil général de l'Isère, PS
Geneviève FIORASO, adjointe au maire de Grenoble, chargée du développement économique et à l'innovation, PS
Raymond AVRILLIER, vice-président de La Métro, Association pour la Démocratie, l'Écologie et la Solidarité (ADES)
Olivier BERTRAND, vice président du Conseil général Isère, Les Verts 38
Jean CAUNE, vice-président de La Métro, Grenoble Objectif Citoyenneté
Philippe de LONGEVIALLE, président UDF 38
Max MICOUD, conseiller général, UMP
Renzo SULLI, vice-président de La Métro, PC.

Clôture : René Von SCHOMBERG, unité "Gouvernance et éthique" de la Direction Générale de la Recherche, Communauté européenne, Bruxelles.

Ce cycle est réalisé par VivAgora et le CCSTI de Grenoble, en partenariat avec France Bleue Isère, Le Monde, Valeurs Vertes, La Vie, Sciences et Avenir et TéléGrenoble.

Il est soutenu par les Elus de la région de Grenoble (le Conseil Général de l'Isère, le Conseil Régional Rhone-Alpes, La communauté d'agglomération La Metro, la Ville de Grenoble)

Programme disponible sur les sites : www.vivagora.org / www.ccsti-grenoble.org
Inscriptions : contact@ccsti-grenoble.org - tel : 04 76 44 88 80

Breathing Earth : le réchauffement climatique, seconde par seconde...

Publié le lundi 4 décembre 2006

A l'attention de tous ceux pour lesquels le changement climatique reste encore un concept abstrait, un jeune étudiant américain en design, David Bleja, a récemment mis en ligne un site qui permet de visualiser les émissions de CO2 "en temps réel", pour chaque pays du monde. Il faut suffit de vous connecter sur le site de son projet Breathing Earth pour obtenir cette mappemonde animée qui signale, pendant le temps de votre connection, les tonnes de CO2 émises... mais aussi les naissances et les décès (chiffres globaux et surtout par pays). Ce projet est évidemment une simulation fondée sur des historiques de données officielles des Nations-Unies ou d'autres instances, mais cette nouvelle manière de voir le monde contribue néanmoins à faire prendre conscience de notre responsabilité, à chaque instant, face à ces enjeux ... On apprend ainsi qu'en France, 1000 tonnes de CO2 sont émises chaque seconde et demi : autant dire que le changement commence maintenant, dans le quotidien de chacun (le site renvoie d'ailleurs l'internaute vers www.ecofoot.org, un calculateur d'empreinte écologique individuelle proposé dans toutes les langues par l'organisation-mère du concept, Redefining Progress) !

Pour en savoir plus : www.breathingearth.net et www.ecofoot.org

Compte rendu des assises "Ensemble pour la biodiversité"

Publié le vendredi 1 décembre 2006

A l’invitation d’Hubert Reeves, président de la Ligue ROC, de Madame Marie-Christine Blandin, Sénatrice du Nord, et de M. Jean-François Le Grand, Sénateur de la Manche, les assises « Ensemble pour la biodiversité » se sont tenues au Sénat, le mercredi 15 novembre 2006.

Cette manifestation, dont l’organisation fut confiée à la Ligue ROC et aux assistants parlementaires des deux sénateurs, s’est montée en partenariat avec France Nature Environnement (FNE) et Orée. Elle a reçu le soutien de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH), de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et du Comité français de l’Union mondiale pour la nature (UICN).

30 ans après la loi de 76 sur la protection de la nature, alors que les scientifiques alertent sur l’érosion de la biodiversité et que la communauté européenne s’est fixée comme objectif de la stopper d’ici 2010, il est urgent de franchir un pas supplémentaire pour une mobilisation en faveur de notre patrimoine naturel, à l’échelle de l’ensemble du territoire, et fondée sur une nouvelle gouvernance qui devra associer engagement national, mobilisation des élus locaux et participation associative.

En attendant la publication des actes de ses assises, vous pouvez en lire un compte rendu à cette page.

Ecrire

Publié le vendredi 1 décembre 2006

Et si écrire c'était, avant tout, animer des mots. Au sens étymologique du terme, c'est à dire leur donner une âme, leur insuffler la vie, et libérer ainsi leur destin.

Comme le démiurge qui, après avoir façonné des êtres de glaise, leur transmet son souffle vital. Ce faisant, il leur donne non seulement la vie, mais aussi leur autonomie. Ces êtres existent désormais indépendamment de leur créateur. Ils ont leur destin propre.

Il en est de même pour les mots. Assemblés en textes, publiés, il ne nous appartiennent plus. Ces mots, desseins animés, échappent à leur auteur, pour féconder l'imaginaire des lecteurs qui les rencontreront.

Des mots comme des enfants. Je ne résiste pas à la tentation de vous citer ce très beau texte de Khalil Gilbran :

« Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des Enfants. Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même, Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie; Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable. »

(Khalil Gilbran - extrait du recueil « Le Prophète »)

La circulation marseillaise ...

Publié le vendredi 1 décembre 2006

« J'ai ouï dire que le problème de la circulation empêchait souvent de dormir M. le préfet de police de Paris. C'est un souci qui n'empêche pas les autorités marseillaises de ronfler ! Elles ont peut être raison. Pour la ville, c'est une curiosité. Cela doit attirer des visiteurs. On peut, en effet, se déranger pour voir une chose pareille ! Ni droite, ni gauche. Permission d'enjamber les refuges, d'entamer les trottoirs. La circulation à Marseille est régie par une loi unique : « Toute voiture doit, par tous les moyens, dépasser la voiture qui la précède. » On se croirait au temps des cochers verts et des cochers bleus de Constantinople. C'est une course de chars. Qui arrivera le premier et déclenchera l'enthousiasme populaire ? Le camion bouscule la voiture d'un coup d'épaule. La taxi souffle sur la bicyclette. Le camionneur à trois chevaux se gare du camionneur à essence, mais il saute à la gorge de la calèche de place. Parfois, le gros tramway les met tous d'accord, il les cogne, l'un et l'autre avec sa baladeuse. C'est le grand pugilat des véhicules ! »

C'est Albert Londres* qui écrivait ces lignes, en ... 1926 !

Depuis, tout à changé bien sur ;-)

(* dans : « Marseille, porte du Sud » - Ed. Le serpent à plume – que je vous recommande vivement !)