Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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Sublimez votre quotidien : passez à l’action !

Publié le jeudi 30 novembre 2006

Je reçois souvent des courriels me disant en substance : « Je suis convaincu de l’urgence et prêt à m’engager, mais que puis-je faire à mon niveau ? ». Preuve que la prise de conscience est là, et qu’il existe une vraie volonté de s’engager dans l’action, pour passer du statut d’observateur critique à celui d’acteur du changement.

En même temps, et c’est compréhensible, il y a un certain désarroi face à l’ampleur de la tâche, et du coup un sentiment d’impuissance. Et puis aussi, parfois, le sentiment que « je ne peux rien faire à mon niveau, c’est aux gros pollueurs, aux politiques et à l’Etat d’agir ». Mais il faut garder à l’esprit que les puissants, les décideurs, les élus, et donc finalement l’appareil d’état, ne sont ni meilleurs, ni pire que nous. Que d’une certaine manière, ils sont représentatifs d’un certain état de maturité de la société actuelle face aux défis à relever, et de sa capacité à se remettre en cause et à s’engager dans les changements.

Et puis, c’est vrai que tout seul, on ne peut pas faire grande chose, et que refaire le monde à trois ou quatre autour d’une bonne table ne changera pas grand chose.

Mais il y pourtant quelque chose que nous pouvons tous faire…

Nous vivons en France dans un pays où, pour des raisons historiques, culturelles et d’autres qui me sont totalement obscures, les associations, d’ailleurs dans quelque domaine que ce soit (partis politiques, syndicats, associations à caractère culturel ou associations de protection de la nature) ont peu d’adhérents. En tout cas quand on compare à nos voisins européens ou encore aux Etats-Unis. Le rapport, pour prendre des associations comparables, est parfois de l’ordre de 1 à 10, voire plus. Pourquoi ? Mystère. Ce décalage ne semble pas témoigner d’un manque de volonté d’engagement, puisqu’il existe une vraie demande. Ni d’un manque de générosité, puisque les français sont, comme les autres, capable collectivement de faire des dons significatifs, mais peut être plus ponctuellement, sous le coup de l’émotion, que d’une manière régulière, planifiée et suivie.

Il faut pourtant bien comprendre que les associations sont des leviers formidables de transformation de la société. Par l’exemple, à travers les projets qu’elles mettent en œuvre. Par la pression politique qu’elles peuvent exercer. Et parce qu’elles sont d’incroyables réservoir de créativité, de véritables laboratoires de changements sociétaux.

Mais les associations ont besoin d’adhérents. Parce qu’elles en tirent leur légitimité. Parce qu’elle en tirent, à travers leurs cotisations, les ressources financières nécessaires à leurs actions. Parce que les adhérents apportent leurs idées, leurs propositions, leur réseaux de relation, et donnent de leur temps.

Agir ensemble donne une puissance d’impact que vous n’imaginez même pas.

Mais, me direz-vous, qui, aujourd’hui, donne quelque chose, ou du temps, comme ça, gratuitement, sans contrepartie ?

Et pourtant, il y a une contrepartie à l’engagement associatif : Vous y sublimerez votre quotidien. Vous rencontrerez dans l’action des femmes et des hommes remarquables. Vous mettrez vos idées et vos convictions à l’épreuve et vous apprendrez plus que vous ne l’imaginez.

Si brillant que vous soyez, votre performance individuelle, exceptionnelle, ponctuelle, remarquable, comptera peu face à la performance collective, celle qui saura s’installer dans la durée. Si modeste que sera votre engagement associatif, sa force se combinera à celle de milliers d’autres et aura de bien plus grandes répercussions.

Qu'attendez vous ? Sublimez votre quotidien, engagez vous dans le monde associatif.

(Si vos êtes en panne d’inspiration, vous trouverez, en cherchant bien dans la barre de lien à droite de cet article, les sites de quelques unes des associations auprès desquelles je suis personnellement engagé, comme la Ligue ROC, Vivagora, et d’autres.)

Iter prendra-t-il l'air ?

Publié le mercredi 29 novembre 2006

Je n'était pas franchement favorable au projet ITER. Non pas pas parce que je je suis technophobe ou passéiste (ça se saurait), mais parce que je considère que ce projet risque d'être marqué au sceau des hyper-méga-projets à la française, avec au final un rendement des investissements assez aléatoire, et que ces investissements auraient à mon sens pu être alloués plus judicieusement dans l'efficacité énergétique, avec un retour sur investissement beaucoup plus rapide et conséquent.

Mais bon, c'est acté, ITER sera.

Reste à assembler le paquebot. Et pour ça, il faudra acheminer des éléments "hors gabarits" assez exceptionnels. On envisage donc de créer une voie de desserte spéciale, à "usage unique", longue de 104 km. Coût de la construction de cette voie : 81 millions d'Euros (source : "20 Minutes"). Avec des impacts externes non négligeables (destruction d'habitats, impact sur le paysage, imperméabilisation des sols, dépense énergétique, ...).

Il y a cependant une alternative : l'acheminement des pièces par dirigeable gros porteur spécial. Il en existe déjà plusieurs de part le monde, et ils sont disponibles à la location pour ce type de tâche. Avantage : Pas d'impact paysager, pas d'impact définitif sur la biodiversité et les sols, et le dirigeable peut être réutilisé après pour d'autres missions (pas la route). Bref, un bilan nettement plus avantageux en termes d'empreinte écologique. On serait alors en plein dans cette "dématérialisation de l'économie" (louer plutôt qu'acheter, remplacer des investissements matériels lourds par des services) vers laquelle il nous faut dès à présent nous orienter.

Le bon sens l'emportera-t-il cette fois ci ?

Et si Le Pen n'avait pas ses 500 signatures ?

Publié le lundi 27 novembre 2006

L'hypothèse, hélas probable, de la présence du candidat du Front National au second tour des présidentielles en 2007 matérialise une sorte de cancer, ou plutôt d'étouffement, de notre démocratie.

Au delà du malaise qu'on peut ressentir, voire de la honte, quand on s'adresse à des amis étranger (pour la patrie de Voltaire, de Condorcet, de Montaigne, de Diderot et de tant d’autres, il n'y a pas de quoi pavoiser...), cette menace récurrente constitue un véritable bouleversement du fonctionnement de nos institutions.

De facto, l’élection présidentielle devient un scrutin proportionnel à un tour, puisque celui (ou celle) qui arrive en tête (ou en second) au premier tour se retrouve quasi automatiquement élu, le second tour n’étant plus qu’une procédure d’élimination, par sens du devoir et par rejet plus que par conviction, du candidat du Front National. C’est ainsi qu’on a vu la Gauche voter massivement pour Chirac au second tour en 2002, et qu’on verrait, sauf surprise, et sans doute avec moins d’enthousiasme (si je peux dire), la Gauche voter Sarkozy, ou la Droite Voter Royal en 2007.

L’élection présidentielle, loin d’offrir l’opportunité d’un choix serein et réfléchi, « d’une rencontre entre un homme et un peuple », devient le lieu de stratagèmes risqués, complexes et anxiogènes, où certains jouent de la menace Le Pen pour culpabiliser ceux qui « ne voteraient pas utile » au premier tour tandis que d’autres (ou les mêmes) espèrent récupérer une partie de son électorat en recyclant ses thématiques et ses arguments. Risqué, et pas vraiment dans l’esprit d’une démocratie tournée vers l’avenir et fondée sur un débat constructif.

Bien sûr, le scénario reste ouvert. Une bonne surprise, une « troisième voix (et voie) » n’est pas exclue, ouvrant la perspective d’un grand « Ouf » de soulagement. Tout est encore possible. Mais en rester à attendre cette hypothèse en se croisant les bras et en comptant sur notre bonne étoile risque de ne pas être suffisant.

Il y a des « gens » qui ont le pouvoir de restaurer le fonctionnement « normal » de ce rendez vous électoral majeur et symbolique de notre démocratie, de faire en sorte qu’il reste un scrutin universel et direct à deux tour, tel que prévu par la constitution. Ces « gens », ce sont les élus, qui donneront prochainement leur parrainages aux candidats à l’élection présidentielle. Eux seuls, en l’absence d’une réforme institutionnelle qui ne viendrait de toute façon qu’après cette échéance, ont le pouvoir de faire que les élections présidentielles restent un temps fort de la vie démocratique, et donne aux plus jeunes électeurs l’envie de voter et de s’investir dans le débat démocratique. Eux seuls ont le pouvoir de décider quelle légitimité et quelle audience ils souhaitent donner à un parti ouvertement nationaliste et xénophobe, accueillant si généreusement en son sein des éléments racistes, antisémites, antiparlementaires et antidémocratiques.

Il sera désormais facile, pour tout citoyen, de savoir à qui leurs élus auront accordé leur parrainages. Faisons le savoir : Nous serons vigilants, et nous demanderons des comptes.

L'écologie, ça fait vendre du papier ?

Publié le lundi 27 novembre 2006

Si vous pensez que "l'écologie est à la mode", que les journaux en parlent parce que ça fait vendre du papier, je vous invite à lire cette note édifiante sur le blog d'Isabelle...

Un Brompton au Sénat !

Publié le mardi 21 novembre 2006

Mercredi dernier, 15 novembre, c'était les assises "Ensemble pour la biodiversité" au Sénat. J'y était. (je vous en ferais bientôt un compte-rendu)

Walk your talk* comme disent les anglais, ou plutôt "cycle your talk" pour moi, j'y suis allé en vélo. Et je suis donc, grande première, rentré avec mon Brompton au Sénat. Passage sur le tapis roulant pour les rayons X, sous les yeux héberlués des policiers de service, et dépôt au vestiaire : Le gars n'en revenait pas : "C'est une grande première pour nous !" m'a t'il dit...

Voilà, j'ai fait entrer le vélo pliant au plus haut niveau de l'Etat. Si quelqu'un veut relever le défi, il reste l'Assemblée Nationale, et l'Elysée...

(* Walk your talk : littérallement : "Marche tes paroles", qui peut se traduire par "Fait ce que tu dis".)

Une nouvelle planète dans la galaxie cycliste ?

Publié le mardi 21 novembre 2006

A tous ceux qui voudraient que le vélo n'évolue pas, reste figé dans des formes fixées à la fin du 19ème siècle, à tous ceux qui, UCI en tête, font tout pour bloquer toute évolution significative de la géométrie des cadres de vélo, et enfin à tout les cyclistes du dimanche pour qui tout ce qui est "différent" n'est pas digne d'être pris au sérieux, la fin du XXème siècle et le début du 21ème apportent, heureusement, des réponses intéressantes.

D'abord parce que, à usages différents, à profils d'usager différents, on se doit d'apporter des réponses différentes. Le vélo pliant, le vélo couché en sont de parfaites illustrations. De nombreux vélos utilitaires, certains consacrés au transport de marchandises, d'autres au transport d'enfants sont à mes yeux tout à fait dignes d'intérêt, et d'ailleurs trop rares en France.

Depuis quelques semaines, je teste sur mes trajets quotidiens un nouveau concept américain : Le "crank forward". Et je dois dire que je suis emballé : Ce type de vélo apporte sécurité en ville, visibilité, maniabilité, et un agrément d'utilisation remarquable.

Je vous laisse découvrir mon article à ce sujet sur le Webzine de France HPV.

Voyez aussi la page d'accueil du Webzine, et bien sûr le site de France HPV. Enfin, en anglais, la "bible" de tous les explorateurs de la galaxie cycliste, "Velovision".

Pourquoi tu viens pas en voiture, comme tout le monde ?

Publié le samedi 18 novembre 2006

C'est la question que me posent parfois mes collègues, mi-dubitatifs, mi-blagueurs, quand ils me voient arriver au bureau en vélo...

Eléments de réponse :

1) Parce que, en ville, j'ai les temps de trajets les plus courts, et les plus prévisibles,
2) Parce que je ne pollue pas, donc c'est bon pour l'environnement et la santé des autres,
3) Comme ça, je fais du sport, et c'est bon pour ma santé,
4) C'est le prix de revient au kilomètre le plus bas,

Et en plus, je prends un pied terrible ! ;-)

Questionnaire sur l'expertise scientifique en Biodiversité - IMoSEB

Publié le vendredi 17 novembre 2006

Dans le cadre du processus consultatif vers un IMoSEB (International Mechanism of Scientific Expertise on Biodiversity), dont le Secrétariat exécutif a été confié à l'Institut Français de le Biodiversité, un questionnaire à l'attention des parties prenantes de la Biodiversité a été lancé.

Ce questionnaire, ciblant particulièrement les décideurs et les fournisseurs de savoir ou d'expertise scientifique en Biodiversité, a pour objectif principal d'alimenter la consultation avec les expériences, vues et commentaires de chacun.

Pour des questions d'organisation et de traitement, le questionnaire est en anglais mais les réponses en français sont acceptées.

Voici le lien pour accéder au questionnaire.

Consultation publique sur la loi de transcription de la directive Européenne sur le principe "Pollueur / Payeur"

Publié le vendredi 17 novembre 2006

La directive 2004/35/ce sur la prévention et la réparation des dommages environnementaux doit être transcrite en droit français au plus tard le 30 avril 2007. Une consultation publique est ouverte, jusqu'au 27 novembre, sur les avant-projets de loi et décrets d'applications.

Pour participer à cette consultation, cliquez ici.

Création du "Comité pour la biodiversité et le patrimoine naturel"

Publié le vendredi 17 novembre 2006

Les assises "Ensemble pour la biodiversité", se sont tenues au Sénat le 15 novembre 2006. Une déclaration de clôture, marquant une volonté d’engagement et fixant des principes pour l’action, annonce la création d’un "Comité pour la biodiversité et le patrimoine naturel", instance mixte regroupant élus de tous horizons et associatifs.

Ce comité s’engage, dès maintenant, à travailler sur :

- Les moyens de définir des objectifs de long terme, et les instances de concertation permettant d’en planifier la réalisation,
- Les moyens de financer la mise en oeuvre de ces objectifs.

Vous pouvez télécharger à cette page la déclaration de clôture et le texte annonçant la création du comité.

Attention, biodiversité en danger

Publié le jeudi 16 novembre 2006

C'est le thème de l'émission "Touche pas à ma planète", ce dimanche 19 novembre, sur la chaîne Direct 8.

Je serais sur le plateau, au titre de la Ligue ROC, pour parler bien sûr des constats, des enjeux, des défis à relever, mais aussi des actions engagées et des projets à venir.

Il sera certainement question du site Biodiversité 2007, des assises, que nous avons organisées avec Orée, qui viennent de se tenir au Sénat et des suites que nous en attendons.

A dimanche,

France HPV sera présent à la fête des transport

Publié le dimanche 12 novembre 2006

France-HPV participera à la Fête des Transports (et de la mobilité) qui aura lieu à Paris du 17 au 19 novembre 2006.

L'association exposera un vélo-couché et montrera différentes formes de Véhicules à Propulsion Humaine. Il sera possible pour le public d'essayer un vélo couché. Enfin, plusieurs membres de France HPV participeront au défilé organisé dans Paris le samedi 18 novembre.

Je n'y serais pas, sauf de tout coeur ;-)

Renseignements sur l'événement : www.fetedestransports.com