Pour quelques degrés de plus...
mercredi 20 septembre 2006 Par Emmanuel Delannoy, dans General -# 22 - Fil RSS
Quelques degrés de plus, ça ne change pas grand chose, se dit-on. On ne le sent pas vraiment, non ?
Alors il faut expliquer, démontrer, avec des exemples concrets.
Et du concret, en voilà : Des études scientifiques récentes mettent en évidence le rôle de la température de l'eau sur le développement sexuel des poissons pendant la phase embryonnaire. Le déterminisme sexuel des alevins (mâle ou femelle), est conditionné par la température du milieu environnant, avec une sensibilité de l'ordre de quelques degrés. En creusant un peu, on s'est aperçu que ce phénomène concernait un nombre assez grand d'espèces de poissons d'eau douce, saumâtre ou salée, mais aussi de reptiles, d'amphibiens ou d'invertébrés.
Une élévation de la température de l'eau de quelques degrés (parfois, une variation de la température moyenne de l'eau de l'ordre de 1° suffit), peut ainsi provoquer un déséquilibre important de la proportion entre mâles et femelles, et donc conduire à des bouleversements importants des écosystèmes, pouvant aller jusqu'à la disparition d'espèces.
Au delà du changement climatique en cours, et de l'importance critique qu'il y a à en limiter l'ampleur, il convient aussi de surveiller les rejets d'eau chaude (refroidissement des centrales électriques, nucléaire ou non, par exemple) dans les fleuves et rivières.
Pour en savoir plus, lire cet article de Jean-François Baroiller, biologiste spécialiste des poissons (avec les documents scientifiques de référence en fin d'article).
Commentaires
#1 - Le jeudi 21 septembre 2006 à 07:46, par jcm
#2 - Le vendredi 22 septembre 2006 à 00:05, par Domie
#3 - Le dimanche 5 août 2007 à 00:08, par Vilyamho
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