« Cela fait trop longtemps que l’économie et l’environnement semblent jouer pour des équipes adverses. Il y a eu trop de vilaines attaques et beaucoup trop de buts contre son camp. Il nous faut faire de ces deux revers de la pièce du développement des co-équipiers, des joueurs pour le même camp. ... Nous aurons alors l’opportunité de transformer radicalement les valeurs et d’arriver à une nouvelle conception de ce qui fait véritablement marcher le monde. »

Cette citation d'Achim Steiner, Directeur Exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), résume bien l'esprit d'un article, éponyme de cette note, que je viens de publier sur le site Biodiversité 2007.

Nous vivons sur une dangereuse illusion, qui voudrait que les règles de l'économie humaine soient différentes, voire pourraient s'affranchir des règles de "l'économie du vivant". Illusion que nous entretenons depuis plusieurs millénaires, avec la révolution néolithique et l'invention de l'agriculture, mais qui s'est accentué à l'extrême depuis un siècle et demi, avec la révolution industrielle et le déstockage massif des énergies fossiles, cet héritage des écosystèmes anciens.

Il s'agit désormais, au plus haut niveau décisionnel des entreprises, de considérer les services issus de la biodiversité comme ce qu'ils sont réellement : des opportunités stratégiques à valoriser et à préserver. C'est donc dans leur propre intérêt bien compris, et non par générosité, compassion ou philantropie, que les entreprises se doivent de passer rapidement à l'action, au besoin en questionnant leurs pratiques et leurs modèles économiques.

L'enjeu n'est pas autre que de réinscrire l'économie et le développement humain dans le cycle du vivant, en anticipant les changements globaux au lieu de les subir, et sortir ainsi, par le haut de la crise actuelle de la surexploitation des ressources naturelles.

Je vous laisse lire, en attendant vos commentaires.

Sur biodiversité 2007 : "Entreprises et biodiversité, même combat",

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