Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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Devenir plastique pour évoluer (mais pas synthétique pour autant …)

Publié le mercredi 7 mai 2008

"La force de l’habitude empêche de réfléchir..."

"C’est alors que je me suis mise à penser à l’évolution, l’adaptabilité et évidemment à la plasticité des neurones, me disant que nous devrions nous inspirer plus souvent de la nature pour peut-être nous adapter un peu mieux à tout ce qui nous arrive. Mon nouveau credo désormais face à chaque difficulté que je rencontre : trouver, non seulement un moyen de m’adapter, mais aussi et surtout en tirer quelque chose de meilleur encore. Pour innover, je dois prendre le temps d’imaginer le différent, l’improbable et l’inconnu afin de pouvoir m’inventer chaque jour une manière positive de voir les choses et de trouver des solutions."

"Pensez ! ou on le fera pour vous..."

Aller, j'arrête là. Lisez le dernier édito de Fred sur sa lettre : Il vaut son pesant de ... Ce que vous voulez ! (En forme, la Fred ! ;-) )

http://www.info-veille-biotech.com/index.php?lettre=117

L’économie du prochain siècle, ou l’inversion des raretés

Publié le mardi 6 mai 2008

Une note publiée sur le site Inspire..., que je reprends ici :

L’inversion des raretés est un des piliers qui fonde la réflexion d’Inspire… (Voir notamment notre dossier de présentation ou notre communiqué de presse), et nos actions se veulent une contribution active à l’élaboration d’un scénario de réponse cohérent.

Sur l’inversion des raretés, ce texte brillant de Dominique Dron fait bien sûr partie de nos références. Considérant qu’il mérite bien mieux qu’une simple note de bas de page, nous vous le signalons aujourd’hui, en espérant qu’il vous inspirera, comme il nous a inspiré.

Voici quelques extraits issus de sa conclusion, pour vous donner envie d’en lire plus :

“Trois évolutions apparaissent fondamentales. En premier lieu, la coopération pour la survie. Depuis la dislocation de l’Empire soviétique, le modèle de la concurrence de tous avec tous, dans tous les domaines et sur tous les sujets, apparaît comme le seul mode de relation possible entre sociétés, à l’intérieur des sociétés, voire entre individus. C’est oublier un peu vite une loi des sociétés animales et plus largement des êtres vivants : des espaces de coopération sont indispensables à la survie individuelle et à la reproduction de l’espèce. Le modèle de la concurrence n’est pas le seul. Il serait dangereux qu’il le devienne, et fasse oublier ces autres systèmes (coopératives, mutuelles, entreprises familiales), tout aussi légitimes, qui font la part de la compétition et du lien, de l’engagement et du collectif.

Il est urgent de redéfinir la part de la coopération, comme mode de relation entre une activité économique et ses parties prenantes, et celle de la compétition, la part du collectif et celle de la concurrence, sous peine d’affrontements qui ne resteront pas qu’économiques.

En second lieu, l’affirmation d’une politique européenne, volontariste, axée d’abord sur la robustesse et l’anticipation climatique, énergétique et sociétale . L’Europe a beaucoup d’arguments pour réussir la prochaine révolution économique, celle qui va faire de la production du milieu de vie humain et de la restauration de ses conditions vitales la première activité industrielle. Prendre conscience de ces enjeux politiques et sociaux, plus qu’économiques, est un bon moyen de dépasser les forces centrifuges aujourd’hui déchaînées.

Enfin, l’intégration du long terme dans les comptes des acteurs économiques, au moyen d’une comptabilisation extensive de leurs externalités. L’activité économique doit être mesurée dans tous ses effets, positifs et négatifs, dans la totalité de leur périmètre, bien au-delà du seul processus de production et de vente.

C’est aussi par là que l’entreprise se réconciliera avec ses territoires, son milieu et sa responsabilité.

L’enjeu d’une économie robuste, c’est-à-dire construite à temps, n’est pas l’arrêt du développement, ni le recul de l’activité ou de la création de valeur. Il s’agit au contraire de préparer l’économie de la qualité de la vie au sens aigu du terme, l’économie du bien-être et des opportunités de satisfaction pour le plus grand nombre. Il s’agit de réussir un défi inédit de ce siècle ; la production du monde, qui substitue là où c’est possible les effets du génie humain à des gratuités de la nature épuisées, disparues, ou menaçantes, et les épargne ou les restaure là où c’est la seule issue. Enfin, il s’agit, à travers la tenue des territoires, la force du lien et de l’engagement, la primauté de la société sur l’économie, de remplacer la mesure omniprésente du prix par la mesure naissante de la qualité de la vie. Il en va non seulement de la richesse, mais aussi de la paix du monde.”

Pour lire ce texte dans son intégralité, rendez-vous ici !

"Et si la terre s'en sortait seule"

Publié le jeudi 1 mai 2008

Laurent Cabrol, présentateur météo, nous fait son livre sur le réchauffement climatique. C'est sûr que d'être un présentateur météo (c'est à dire le temps qu'il fera dans quelques jours), ça fait de vous un spécialiste de l'évolution du climat à l'horizon des décennies et des siècles à venir. Ca vous autorise même à avoir raison tout seul contre les meilleurs scientifiques mondiaux spécialistes du sujet et contre le GIEC.

Donc M. Cabrol nous dit, un peu comme M. Allègre, que le changement climatique on n'y est pour rien, et que ça ne sert à rien de lutter contre, par exemple en isolant sa maison, en roulant moins vite en voiture ou en prenant son vélo...

En fait, il a raison sur un point M. Cabrol : La terre s'en sortira toute seule. C'est même certain. Mais sans nous.

La terre est solide. La vie sur terre est solide. Elle a connu 5 grandes crises d'extinction. Donc une de plus, qu'est-ce que ça change ? Après l'homme, il y aura des plantes et des animaux, des bactéries, des insectes, et peut être même quelques mammifères comme les rats ou les souris, qui continuerons à s'adapter et à évoluer. Donc l'enjeu n'est pas là. L'enjeu, c'est, selon la formule de Hans Jonas, de créer les conditions pour qu'une vie authentiquement humaine soit possible sur terre, aujourd'hui comme dans le futur.

"Arrêtons de dire que nous allons sauver la planète en roulant en vélo" Nous dit M. Cabrol. Il a raison. Moi, je me déplace en vélo par pur hédonisme, parce ça me fait du bien, que ça me permet d'arriver à l'heure à mes rendez-vous, et que j'y prend plaisir. Mais il se trouve qu'en me déplacement en vélo, je n'impacte pas l'environnement dans lequel vivent mes contemporains, ni celui dans lequel vivront mes descendants. Je ne sauverais pas la planète, non. Mais peut être quelques vies. Tout en rendant la mienne plus agréable. Que demande le peuple ?

Justice environnementale

Publié le jeudi 1 mai 2008

"Pretendre que le progres technique peut nous sauver est une plaisanterie. J'en ai marre de cette illusion qui consiste a faire croire que l'on va s'en tirer avec la croissance ou avec les progres techniques, quelques importants qu'ils puissent etre. C'est faux. Si on veut faire face a la situation et eviter des situations dramatiques des avant la moitie du siecle, les flux de matiere, energie incluse, devront decroitre. (...) Si on veut faire decroitre les flux de matiere de facon substantielle, meme avec les strategies de dematerialisation, d'economie circulaire ..., la question de la justice doit etre centrale. Soit les efforts environnementaux se feront sur la base d'une meilleure repartition de la richesse et ils deviendront possibles pour tous, soit ils se feront au detriment des memes et ils ne se feront pas. Ce qui pourrait deboucher sur un crash planetaire. Sans justice environnementale, ce sera le chaos."

Dominique Bourg, « Une justice environnementale ou le chaos », Le Soir, 07/04/08

Voir l'entretien dans son intégralité ici...

La VivAgoveille n°6 est sortie

Publié le vendredi 11 avril 2008

Et c'est un bon cru !

Au sommaire :

Edito : L'ère du post-Grenelle

Débats publics et retours d'expériences :
Nanoforum du Cnam : premier bilan
Quel horizon pour l'innovation ouverte et responsable ?

Expertises et Savoirs alternatifs : "Affaire Allègre" : la mauvaise foi par amour du risque ?
L'air intérieur consacré polluant majeur
L'alerte, pour dire le nécessaire

Gouvernance partagée de l'innovation :
Biodiversité : une fondation et des interrogations
Mission Lepage : l'Europe et les nouvelles technologies

Tribune libre :
Le Marais poitevin : de la responsabilité politique de l'Etat

VivAgora in vivo

A lire, A voir...
• Le Plan B - Pour un pacte écologique mondial, Lester R. Brown, Calmann-Lévy, Souffle-Court Editions, 2007, 415 p.
• Le nouvel esprit de la démocratie, par Loïc Blondiaux, La république des idées, Seuil, 2007
• Agora 2020 - Vivre, habiter, se déplacer en 2020 : quelles priorités pour la recherche, publié par le MEDAD, janvier 2008
• Stratégie pour un futur souhaitable, par Philippe Lukacs, chez Dunod
• Exilés de l'intime : La médecine et la psychiatrie au service du nouvel ordre économique, de Roland Gori et Marie-José Del Volgo

Sur le web
• Inspire, pour une industrie réconciliée avec l'écologie et la société

Agenda

Pour Accéder à la VivAgoveille, c'est ici !

Symboles ? Quels symboles ?

Publié le lundi 7 avril 2008

Je n'ai pas l'habitude de commenter à chaud l'actualité. Mais comment ne pas dire mon indignation face à la brutalité de la répression policière contre les manifestations qui ont jalonnés le parcours de la flamme olympique aujourd'hui. Est-ce par solidarité avec la Chine que les autorités françaises ont à ce point singé les méthodes musclées de la police chinoise ? Que la police protège la flamme, elle fait son travail. Mais était-il nécessaire de bousculer voire de frapper cameramen et photographes, de frapper des manifestants, de saisir et briser les drapeaux tibétains ? Quel est l'article de la loi française qui interdit de se promener avec un drapeau tibétain ?

Mes sentiments sont mélangés. Que les sportifs soient bousculés par des manifestants qui tentent de leur prendre la flamme des mains me déplaît. Que ce soit une sportive handicapée qui soit la cible de ce genre d'action me consterne et me choque. Mais je suis encore plus choqué par l'attitude de l'état français aujourd'hui. Et globalement fier de mes concitoyens. Le pire aurait été que le parcours se déroule dans l'indifférence.

Le secrétaire d'état aux sport et le représentant du CIO "déplorent" que les symboles de l'olympisme aient été aujourd'hui bafoués. Des symboles, parlons en. Les symboles de l'olympisme, du marketing et des sponsors, de la realpolitik, ou celui de la démocratie et de la liberté d'expression ?

Il n'est qu'à voir le compte rendu que les médias chinois feront de la journée pour se faire une opinion.

La démocratie souffre dans le monde entier. La France qui devrait être un phare fait aujourd'hui bien pâle figure...

Le BVP n’est pas mort : il continue a agir contre l’environnement !

Publié le lundi 7 avril 2008

Communiqué de France Nature Environnement :

Alors que dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’Etat signera vendredi, avec les annonceurs, une charte d’engagement et d’objectifs pour une publicité éco-responsable et une réforme du Bureau de Vérification de la Publicité (BVP), ce dernier vient de s’illustrer en s’opposant à une campagne en faveur de la réduction des déchets ! Explications.

Par une lettre du 5 mars, le BVP recommande à l’agence de publicité du SMICTOM des Châtelets (collectivité costarmoricaine en charge des déchets) de ne pas diffuser des visuels1 incitant les citoyens à exercer des choix de consommation permettant de satisfaire les mêmes besoins en générant moins de déchets.

Parmi les messages « coupables » : des incitations à privilégier les produits réutilisables par rapport aux produits à usage unique (ex. rasoir à lames remplaçables versus rasoir jetable), les produits sans emballages (ex. eau du robinet versus eaux embouteillées) ou encore les alternatives simples (ex. : serpillière versus lingettes). Rappelons au passage qu’un des engagements du Grenelle a pour objectif de « taxer les produits fortement générateurs de déchets ».

« Alors que le BVP a par le passé fait preuve d’un certain laxisme envers certains annonceurs, en invoquant des manques de moyens et un rôle uniquement consultatif, il est scandaleux, de le voir s’opposer à des messages éco responsables émis par une collectivité en direction des citoyens » souligne Bruno Genty, responsable du dossier déchets pour la fédération France Nature Environnement. « Le BVP ferait bien de mettre son énergie à défendre une publicité éco responsable et non une publicité éco alibi !».

Il ajoute : « Ce n’est pas aux marchands de dicter –ni même de suggérer- aux collectivités et aux citoyens ce qu’ils peuvent dire ou penser. Conseiller les citoyens afin qu’ils puissent réduire leur production de déchets est une action éco-responsable jusqu’à preuve du contraire ! ».

1 : Voir le dossier de presse ici ...

Mettre l'innovation en démocratie

Publié le vendredi 28 mars 2008

Le compte rendu du colloque "Mettre l'innovation en démocratie", organisé par VivAgora avec le Conseil Régional Ile de France, est désormais en ligne.

Vous pouvez y accéder à cette page.

Et vous pouvez lire ci-après le texte de l'introduction que j'ai prononcé en ouverture des débats :

"Nous vivons une situation inédite à de nombreux titres :

- Premièrement, la fin d'un cycle économique, basé sur l'abondance énergétique (ou plutôt, peut être, l'illusion de l'abondance) liée aux énergies fossiles, - Ensuite, la détérioration des services environnementaux, ceux la même dont nous aurions besoin pour soutenir la croissance de la population mondiale, - Enfin, des changement écologiques globaux, dont le moindre n'est sans doute pas le changement climatique, facteur aggravant des deux points précédents.

Conséquences de tout ces changements, des tensions sociales de plus en plus exacerbées, tant au plan local, où on se demande si l'on n'assiste pas au retour de la lutte des classes, à la montée des "pauvres actifs", à la généralisation de la flexisécurité, néologisme qui masque peut être une nouvelle tendance à la précarité pour tous, qu'au plan global, avec des conflits d'usages pour les sols (le réservoir des riches va t-il vider l'estomac des pauvres ?), des tensions pour l'accès à l'eau potable, l'afflux annoncé des réfugiés climatiques, etc...

Autre situation inédite, celle qu'on appelle désormais l'inversion des raretés : Le paradigme sur lequel s'est fondée la première révolution industrielle (main d'œuvre qualifiée rare et relativement chère et ressources naturelles abondantes) est aujourd'hui totalement inversé : Les ressources naturelles sont rares, chères et en voie d'épuisement, alors que dans tous les pays, une fraction significative de la population, y compris celle qui a des compétences à apporter, une qualification, un potentiel créatif, ... est inemployée. Les savoirs sont là, plus abondants que jamais, et l'information circule instantanément sur les réseaux électroniques. L'effort ne peut plus et ne doit plus porter sur l'augmentation de la productivité du travail mais bien sur celle de la matière et de l'énergie, afin que chacun puisse vivre dignement, satisfaire ses besoins physiologiques élémentaires et épanouir son potentiel de créativité et de réalisation sociale.

A situation inédite, réponse inédite : Il est bien évidemment impossible d'imaginer pouvoir nous en sortir avec les vieilles recettes. Il est urgent d'innover et de créer les conditions d'un renouveau et d'un salut collectif, tant qu'il est temps. Et innover dans tous les domaines. L'innovation technique, sans doute, mais bien plus encore l'innovation dans les modes de production et de consommation, dans les organisations, les modes de travail et d'éducation, et aussi l'innovation dans la façon d'innover.

En même temps, nous devons faire attention aux fausses bonnes idées, dont l'histoire abonde. L'innovation se doit aujourd'hui de concilier audace et précaution. Elle est porteuse d'enjeux collectifs, et doit donc être un objet de débat, de confrontation de logiques contradictoires. Il ne s'agit pas de chercher ici des consensus mous, dont chacun sais qu'il ne pourraient être obtenus qu'au prix de renoncements, de compromis stériles voire de manipulations et de mésinformation, mais il s'agit de rechercher et d'animer des tensions fécondes.

Ce colloque ne sort pas du chapeau, d'une soudaine lubie que nous aurions eu chez VivAgora. Il s'ancre dans une histoire, une réflexion partagée et un projet. Il s'inscrit dans la dynamique initiée par Jacques Robin avec son livre "Changer d'ère". Jacques Robin qui nous a quitté l'année dernière, et à qui nous avons voulu rendre hommage en lui dédiant ce colloque.

Si ce colloque est le fruit d'une histoire, d'un travail commencé de longue date, il se projette aussi dans l'avenir.

Nous voudrions que cette journée soit un signal... De ralliement.

Dans un moment de crise, de confusion des rôles, de défiance... Nous voulons que ce colloque fonde des reconnaissances et des liens pour amorcer des pratiques nouvelles de dialogue. Nous avons besoin de signifier des adhésions, des priorités, des perspectives communes, car les défis inédits que nous devons affronter exigent des réponses communes, de nouvelles alliances, dont certaines seront parfois inattendues...

Cette journée se veut un partage d'expériences sur les dialogues mis en places par les différentes parties prenantes, privées comme publiques. Des ateliers sont programmés dans l'après midi, pour mettre en évidence la diversité des approches possibles : consultation, concertation, régulation, négociation."

Barack Obama, l'histoire et la question raciale aux Etats-Unis

Publié le vendredi 21 mars 2008

Barack Obama a réagi cette semaine, après les propos extrêmes et à teneur raciste tenus par le pasteur qui l'a marié et qui a baptisé ses enfants, et dont il reste malgré tout un proche. La solution de facilité aurait été de rompre tous lien avec son pasteur, et de passer à autre chose. Il a choisi une voie plus étroite, plus risquée aussi, qui consiste à confirmer sa proximité personnelle et spirituelle avec le révérend Wright, tout en dénonçant et en désapprouvant ses propos. Mais il n'en est pas resté là. Décidé à crever l'abcès d'une "question raciale" qui risque de pourrir sa campagne jusqu'au bout, il a prononcé, lundi dernier, le meilleur discours jamais tenu sur le sujet par un homme politique américain, de quelque bord qu'il soit.

Sans nier les problèmes, sans renvoyer à l'oubli un passé chargé, toujours à fleur de peau (il cite d'ailleurs Faulkner : "Le passé n'est pas mort et enterré, en fait, il n'est même pas le passé"), il pose les problèmes, les éclaire d'un jour nouveau, et surtout les met en perspective des nouveaux défis qui s'adressent aujourd'hui aux Etats-Unis et, de fait, au Monde entier.

La crise économique n'est pas un problème de noir, de blanc, ou de métis. Pas moins ne le sont le bouleversement climatique, la guerre, la faim ou les désordres sociaux. Le défi est d'une ampleur sans précédent, et mérite qu'émerge une nouvelle conscience collective, une mobilisation générale, une nouvelle solidarité. Le relever nécessite de se mobiliser ensemble. La question, soulevée dans le cadre d'une campagne électorale américaine, est d'une portée qui dépasse largement les frontières de ce pays. Face à la pénurie d'eau, à l'avancée des déserts, Israéliens et Palestiniens (pour ne prendre que cet exemple, mais il y en a tant d'autres) devraient s'en souvenir, et rejoindre les quelques pionniers, ingénieurs, écologues et techniciens qui collaborent déjà ensemble sur ces questions.

Quelque soit la suite des événements, le discours de Barack Obama, prononcé à Philadelphie le 18 mars, mérite d'entrer dans l'histoire, afin qu'il puisse nourrir la conscience collective de notre société.

Il mériterait aussi une traduction en français.

En attendant, rien n'empêche les professeurs d'anglais des collèges et lycées de le travailler en classe avec leurs élèves.

Ce discours peut être lu, et visionné, à cette adresse :

http://www.barackobama.com/2008/03/18/remarks_of_senator_barack_obam_53.php

Objectif 2010

Publié le jeudi 20 mars 2008

Une animation à voir pour découvrir et comprendre l'objectif 2010 pour la biodiversité

La biodiversité est un patrimoine essentiel pour l’ensemble de l’humanité. La protéger est un enjeu vital, et sans doute le plus urgent, le plus noble et le plus beau des défis que l’humanité de ce début de XXIe siècle se doit de relever.

Pour vous en convaincre, une vidéo, remarquable, à visionner à cette adresse :

http://www.unep.org/newscentre/animations/cbd_web_french.swf

L'ONU contre les droits de l'homme : Une tribune et un appel de la LICRA

Publié le lundi 3 mars 2008

L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée.

A Durban, en Afrique du sud, s’est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations Unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d’avocat. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique » et « mort à Israël » ; et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa « Commission des droits de l’Homme », l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau « Conseil des Droits de l’Homme » (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer : c’est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l’élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d’une nouvelle et très particulière Déclaration des droits de l’homme, la mise à mort de l’universalité des droits.

Pour lire la suite de la tribune, voir la liste des signataires et signer : Cliquez ici !

Un entretien avec Jane Goodall

Publié le samedi 1 mars 2008

Décidément une grande dame. Un engagement exceptionnel, une vie consacrée au respect du vivant.

A lire, tant qu'il est tant, sur le site du journal "Le Monde".

Lancement de la Fondation Scientifique de la Biodiversité

Publié le mardi 26 février 2008

Le MEDAD et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche on annoncé le lancement la nouvelle Fondation scientifique pour la Biodiversité ce Mardi 26 février 2008 au Muséum national d’Histoire naturelle.Les objectifs de la Fondation créée visent à valoriser les enjeux de la biodiversité.

Premier outil opérationnel du Grenelle Environnement, la Fondation réunira organismes publics de recherche, ONG environnementales et entreprises, pour relever les défis de la biodiversité.

Elle assurera à la fois une fonction de coordination de la recherche mais aussi une mission d’information du grand public sur l’enjeu majeur que représente pour nous la réservation de la biodiversité

Cette fondation est formée par la fusion de l’Institut Français de la Biodiversité et du Bureau des Ressources Génétiques.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le dossier de presse.

Voir aussi la réaction de la Ligue ROC ici.

Mettre l’innovation en démocratie

Publié le vendredi 22 février 2008

le Mardi 18 mars 2008, de 9h à 19h
Dans l’hémicycle du Conseil Régional Ile-de-France
57 rue de Babylone, 75007 Paris

Colloque organisé par l’association VivAgora, avec le soutien de Genopole, en partenariat avec la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING), Centrale-Ethique, Ars Industrialis, Alternatives économiques, Reporters d’espoirs, Valeurs Vertes, MediaPart et avec le parrainage de l’Académie des Technologies.

Les processus industriels d’innovation sont de plus en plus questionnés par des exigences sociales nouvelles : demandes sanitaires, revendications environnementales, considérations éthiques. Des cadres législatifs instaurent des obligations nouvelles : Convention d’Aarhüs , loi sur la démocratie de proximité, loi NRE, principe de précaution dans la Constitution, Règlement Reach…

  • - Comment les acteurs industriels et économiques vivent-ils ces irruptions et ces transformations ?
  • - Sont-elles vécues comme des contraintes ou comme des opportunités ?
  • - L’intégration des dimensions sociales et durables est-elle un gage de succès pour les produits innovants ?

Comment organiser un espace public et pérenne de concertation où les citoyens peuvent être mieux informés, partager leurs expertises, s’impliquer, influencer, et devenir acteur durable des choix qui les concernent ?
L’implication, la concertation et le débat public peuvent-ils devenir de nouveaux « carburants pour l’innovation » ?

Avec Bernadette Bensaude-Vincent, philosophe et historienne des sciences (Paris X) / Loïc Blondiaux, Sciences Po Lille / William Dab, CNAM, ancien Directeur général de la santé / Bernard Stiegler, philosophe, directeur du service culturel de Centre Beaubourg, Ars industrialis / Martin O’Connor, directeur du laboratoire d’économie et d’éthique de l’environnement (C3ED) Université Versailles-Saint Quentin / Philippe Marzolf, Vice-président de la Commission nationale du débat public (CNDP)/ Jean-Claude Flamant, Agrobiosciences / Gilles-Laurent Rayssac, Res publica / François Mouterde, Missions publiques / Philippe Aigrain, directeur de Sopinspace / Francis Chateauraynaud, sociologue, EHESS / Philippe Lemoine, commissaire à la Commission nationale Informatique et Libertés (CNIL) et président de la Fondation internet nouvelle génération (FING) / Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, Cap21 / Gilles Hériard-Dubreuil, directeur de Mutadis / Yves Farge, Vice président de l’Académie des technologies / Marie-Angèle Hermitte, juriste, Paris 1.

- Pour télécharger le programme complet, cliquez ici.
- Inscriptions : par courriel à : colloque@vivagora.org

Inspire... est en ligne

Publié le mardi 19 février 2008

Voilà qui explique en partie pourquoi je publie moins sur ce blog depuis quelques jours... ;-)

Je vous laisse découvrir : www.inspire-bio.org en espérant qu'il vous... inspire !